Compte rendu de l’Exposition
Paris-Montparnasse-Tbilissi,
Hélèné Akhvlediani et Vera Pagava.
Leurs années 20,


Les origines du projet.
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Après 3 années de réflexions, de démarches, de rencontres, soutenus par leur volonté de « faire et de réussir », Elisso TARASSACHVILI et Shalva KHAKHANACHVILI ont réalisé ce tour de force et la réussite de ce projet. Elisso, présidente de l’Association VERA PAGAVA, secrétaire de l’Institut Noé JORDANIA, grande admiratrice des œuvres de Véra PAGAVA avait ce projet de mieux faire connaître cette peintre géorgienne. Shalva, président de l’association CARAVANSARAÏ et surtout artiste géorgien, après avoir été à l’initiative ou la pierre angulaire de l’organisation de plusieurs expositions de la peinture géorgienne, voulait présenter les œuvres de cette grande peintre géorgienne Hélèné AKHVLEDIANI. Leur rencontre a permis la conception de ce projet, d’autant plus que cette année, 2008 est une année importante pour tous les géorgiens, de Géorgie et des différentes immigrations, c’est le 90e anniversaire de l’indépendance retrouvée de la République démocratique de Géorgie, la fête nationale, raison supplémentaire pour nos 2 patriotes, l’une Géorgienne de France, l’autre Géorgien de Géorgie…..
Nos 2 amis ont rencontré des dizaines de dizaines de personnes, n’ont pas ménagé leurs efforts, les voyages en Géorgie, les différentes rencontres en France et en géorgie. Ils ont réussi, grâce à leur énergie et leur volonté à concrétiser ce projet magnifique. Dans leur démarche, ils ont eu l’aide de plusieurs institutions : - Monsieur le Ministre de la Culture de Géorgie, - Monsieur David LORDKIPANIDZE, Directeur des Musées d’état de Géorgie, - Monsieur Mamuka KUDAVA, Ambassadeur de Géorgie en France, - Mme Ekatarina ENUKIDZE, du service culturel de l’Ambassade de Géorgie, - Monsieur Jean DIGNE, Directeur du Musée du Montparnasse, De nombreux collectionneurs privés ont prêté leurs oeuvres : - Irène GUEDEVANICHVILI, - Irène MDIVANI-LAGUIDZE, - Tina KERESSELIDZE, - Salomé ZOURABICHVILI, - Kétévan BARNOVI, - Nino AKHVLEDIANI, - Nathéla LAGUIDZE, - Thamar TARASSACHVILI. Ensuite, nos 2 amis ont réussi à réunir, autour De leur projet, grâce à leur enthousiasme communicatif, un grand nombre de personnes qui ont aidé, à la réalisation de cette exposition : - Irène TZITZICHVILI, - Robert ALBOUKER, - Belka MESKHICHVILI, - Zezva ARCHEMASHVILI, - Jacques CRENN, - Kétévan KINSTURACHVILI, - Léla BAKURAKDZE, - Avto ARJEVANIDZE, - Thierry BERICHVILI - Et bien entendu TOUTE l’équipe du Musée du Montparnasse.
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L’installation de l’exposition.









La partie historique.
La volonté des organisateurs était de placer cette exposition dans le contexte historique des années 20, années de création dans l’Art en Europe y compris en Géorgie, mais aussi dans le contexte politique de l’indépendance retrouvée de la première République démocratique de Géorgie (26 mai 1918).
L’Institut NOE JORDANIA et l’Association française culturelle et d’amitié avec le peuple géorgien ont prêté des panneaux permettant de retracer les évènements historiques en Géorgie.

Héléné AKHVLEDIANI






Véra PAGAVA





Des vues de l’exposition.






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Commémoration de la fête nationale et du 90e anniversaire du 26 mai 1918.


Inauguration de l’exposition.
Plus
de 300 personnes étaient présentes au vernissage de l’exposition.



A la tribune, Monsieur l’Ambassadeur de Géorgie en France, Jean DIGNE, directeur du Musée du Montparnasse et Shalva KHAKHANACHVILI.

Discours de Shalva KHAKHANACHVILI.
D’abord, cette exposition est en partie dédièe, à la mémoire de Tamara Tsuladze, la seule galeriste géorgienne de Paris, grâce a laquelle, le patrimoine artistique de Vera Pagava a été conservé.
Vu de Tbilissi, de Moscou ou de Saint-Pétersbourg, le Paris des années 20 est l’espace le plus libre, le plus fécond, de la création artistique européenne. Ils s’en venaient de l’Oural, du Mississipi, à Montparnasse, a écrit Jean-Marie Drot. Hélène Akhvlédiani et Véra Pagava s’en venaient de Géorgie. Deux jeunes femmes vibrantes du désir d’émancipation qui traverse la jeunesse européenne après les horreurs de la Grande Guerre et qui s’épanouissent, l’une pour un temps, l’autre pour la vie, dans cet air de liberté unique qui fait de Paris le creuset de l’art du XXe siècle.
Très souvent la Géorgie est présentée sous le contexte géopolitique, sur le croisement des intérêts politiques et économiques – nous avons l’honneur de vous représenter une histoire de deux femmes géorgiennes, et avec elles, l’histoire artistique & culturelle de ce pays. Symboliquement c’est un effort de réconcilier l’histoire de l’art du début de siècle avec son temps. Autant d’effort qui a été donné par nos prédécesseurs pour rester au plus près des valeurs européennes, pour préserver l’identité européenne.
A travers la présentation des œuvres parisiennes de ces deux artistes qui se croisent pour un temps avant de se retrouver définitivement séparées par les destins politiques opposés qui éloignent l’est et l’ouest de l’Europe.
Jean Digne, président du Musée du Montparnasse, poursuit la tâche assignée à son institution de faire connaître les courants artistiques majeurs ayant jetés des ponts de par le monde à partir de ce quartier de la capitale. Il nous a semblé important d’étendre l’exposition consacrée à Hélène Akhvlédiani et Vera Pagava pour en faire le reflet des liens culturels et artistiques tissés entre la Géorgie et la France et en montrer la force et la nécessité, hier comme aujourd’hui.
Par la mise en regard de leurs œuvres avec une œuvre significative née du séjour dans les ateliers de Montparnasse de chacun des artistes ayant partagé cette expérience créatrice et ayant reçu à ce titre l’appellation de Groupe Parisien en Géorgie.
Hélène Akhvlédiani et Vera Pagava, mais aussi les autres artistes géorgiens comme : David Kakabadzé, Lado Goudiachvili, Shalva Kikodzé, Keto Magalachvili, Mikhaïl Bilanichvili, Félix Varlamichvili (dit Varla), les frères Kyril Zdanevitch et Ilia Zdanevitch, dit Iliazd.
Je remercie tous ceux qui ont participé à la préparation et à la réalisation de cette exposition.
Mes remerciements pour ces efforts, vont en particulier à :
- l’ambassade de Géorgie en France, à Mamuka Kudava, Ambassadeur de Géorgie en France, Eka Enukidze, attachée de l’Ambassade en charge de la Culture,
- le ministère de la culture de Géorgie, le Musée national de Géorgie, représenté aujourd’hui par son Directeur David Lordkipanidzé,
- La maison musée de Hélène Akhvlédiani et Nino Metreveli à Tbilissi
- Toute l’équipe du Musée du Montparnasse, qui a réussie à nous supporter, représentée par notre grand ami Jean Digne, son Directeur,
- Tous les collectionneurs privés qui ont accepté de nous prêter leurs œuvres,
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à
Elisso Tarassachvili, de l’Association Véra Pagava pour TOUT SON engagement,
sans oublier l’aspect financier,
Je vous remercie de votre présence et vous souhaite une
agréable visite !

Discours d’Elisso TARASSACHVILI.
Nous avons rêvé de cette exposition pendant trois ans. Sa réalisation a été longue, difficile, avec des moments intenses et d’autres de découragement, mais nous savions que nous devions la faire, c’est pourquoi nous y sommes parvenus. Nous y sommes. Elle est modeste mais c’est la première du genre. Elle sera suivie, je l’espère de beaucoup d’autres. Elle est significative de la relation historique entre la France et la Géorgie.
Ces artistes que nous présentons Héléné Akhvlédiani, David Kakabadzé, Lado Goudiachvili, Alexandre Kikodzé, Kethevan Magalachvili, Ilia et Kyril Zdanevitch témoignent par leur art de l’influence de cette culture européenne et française si riche dans la Géorgie du début du vingtième siècle.
Leurs oeuvres présentées ici ont été réalisé pour la plupart à Paris dans cette période de l’après-guerre entre 1919 et 1927.
Montparnasse était un des hauts lieux de la création mondiale ; le jeune état géorgien, né de la tourmente de la révolution de 1917, avait la France comme modèle de démocratie. Il y a donc envoyé ses jeunes artistes les plus prometteurs avec des bourses d’étude tout en commençant à construire cette démocratie. Mais le temps lui a manqué. En 1921, le rêve s’est achevé devant les troupes de l’armée rouge. La France a accueilli le gouvernement en exil.
Cette année 2008 est l’année anniversaire, 90 ans, du retour de l’indépendance perdue depuis plus d’un siècle.
Vera Pagava a trouvé asile en France, c’est ainsi qu’elle a rencontré ces artistes. Pourquoi exposer deux femmes alors qu’il existe tant d’autres artistes ?
Pour rappeler à nos contemporains qui luttent pour la parité dans tous les domaines de la vie et qui ont tant de mal à s’y soumettre lorsqu’elle existe, que ce petit pays du bout du monde aux marches de l’Europe a été le deuxième pays dans le monde, après la Finlande à l’appliquer avant de la voter. On me rappelle que l’assemblée constituante comportait cinq députées femmes, en 1919.
Que ces deux femmes ont été suffisamment libres pour choisir leur vie, en créant.
Elles sont le symbole du déchirement qu’a vécu la Géorgie.
Elles incarnent aussi le désir que nous avons eu de recoller les morceaux d’histoire perdus de part et d’autre du rideau de fer. Il y eu beaucoup de souffrances de chaque côté, notamment pour les artistes rentrés au pays et qui ont dû se plier aux normes du réalisme socialiste. Chacun d’eux a essaye de contourner la censure du mieux qu’ils pouvaient, toujours avec intelligence et talent.
Vera Pagava est arrivée en exil avec ses parents en 1923. Malgré des conditions de vie matérielles extrêmement difficiles, elle a eu le bonheur de choisir son chemin artistique, sans concession.
Nous avons voulu réunir à Paris ces deux pans de l’histoire de ce petit pays, et montrer que l’art permet de dépasser les souffrances et les différences.
J’espère que vous aurez autant de plaisir à visiter cette exposition que nous en avons eu à la préparer.









Portraits d’Hélèné AKHVLEDIANI

Hélèné AKHVLEDIANI et Vera PAGAVA en France dans les années 20.

Portraits de Vera PAGAVA