Traduction par Gotcha Djavakhichvili de l' article"Opération de charme de Dimitri Medvedev à Paris" de Natalie Nougayrède paru dans le Monde du 04 Mars 2010
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დიმიტრი მედვედევის პარიზის
მოხიბლვა სურს
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Traduction par Gotcha Djavakhichvili de l' article"Medvedev, Président sans pouvoir" d'Hélène Despic Popovic paru dans Libération du 02 Mars 2010
| Libération du 02.03.2010
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Traduction par Gotcha Djavakhichvili d'un article" Le choix stratégique de Paris en faveur de Moscou"de Pierre Rousselin paru dans le Figaro du 18 février 2010
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invitations à la conférence de presse ; intervention de Giorgi Baramidze ; intervention de Shota Malaskhia ; intervention de Laurent Vinatier
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EN FRANCE (Fondée en 1922)
Siège Social 6-8 rue de la Rosière 75015 PARIS
Paris, le 26 mars 2008
Chers Amis, Chers compatriotes,
Les déclarations des autorités russes qualifiant l’indépendance du Kosovo de précédant et la menace qui y est assortie met à l’avant plan la question de l’intégrité territoriale de la Géorgie. Le Comité Directeur de l’Association Géorgienne en France, anticipant cette situation, a décidé d’organiser une conférence de presse à laquelle sont conviés les médias français et internationaux, et qui s’intitule : « Géorgie : vers une nouvelle donne pour la stabilité en Abkhazie »
Cette conférence de presse se tiendra Mercredi 9 Avril à 10h30 Club de l’Etoile 14 rue Troyon - Paris 75017
Avec, à Paris, la participation de Giorgui BARAMIDZE Ministre d’État à l’Intégration Européenne et Euro Atlantique, Vice Premier Ministre Shota MALASHKHIA Député, Président de la Commission parlementaire traitant des questions d’intégrité territoriale Laurent VINATIER PhD, Chercheur, Institut Thomas More
En direct de Tbilissi, le Président SAAKASHVILI, répondra aux questions des journalistes présents.
Othar Zourabichvili Président Si vous souhaitez assister à cette conférence : merci de bien vouloir nous contacter afin que nous puissions vous réserver une place (le nombre de places dont nous disposons est très limité) : par mail : pressconf@georgie-agf.eu par courrier à : Othar Zourabichvili, 3 rue de l’Asile – 78400 CHATOU A cette occasion, nous vous invitons à manifester votre généreuse solidarité financière, afin de permettre à l’AGF de couvrir les frais de cette conférence et ceux de ses nombreuses autres activités. (Merci de nous envoyer votre contribution au nom de l’AGF à l’adresse ci-dessus).
AS ASSOCIATION GEORGIENNE EN FRANCE (Fondée en 1922)
Siège Social 6-8 rue de la Rosière 75015 PARIS
parizi, 2008 wlis 26 marti
Zvirfaso megobrebo, Zvirfaso Tanamemamuleno,
ruseTis xelisuflebis warmomadgenlebi TavianT gancxadebebSi kosovos damoukideblobas precendentad naTlaven da am yovelives Tandayolili muqara gamiznulia saqarTvelos teritoriuli mTlianobis misamarTiT. safrangeTSi qarTvelTa asociaciis mmarTveloba, iWers ra Tadarigs arsebul situaciaSi, apirebs pres-konferenciis mowyobas, sadac iqnebian mowveulni safrangeTisa da saerTaSoriso mas-mediis warmomadgenlebi. Kkonferencia, romlis saxelwodebaa :
« saqarTvelo : axali realoba afxazeTSi stabilurobisTvis »
Catardeba oTxSabaTs, 9 aprils 10 saaTsa da 30 wuTze Kkonferenciis misamarTia : Club de l’Etoile - 14 rue Troyon - Paris 75017 monawileebi : giorgi baramiZe saxelmwifo ministri evropul da evroatlantikur srtuqturebSi integraciis sakiTxebSi SoTa malaSxia saqarTvelos parlamentis deputati, teritoriuli mTlianobis sakiTxebSi saparlamento komisiis Tavmjdomare loran vinasie profesori, Tomas muris instirutis mkvlevari
dagegmilia aseve pirdapiri CarTva Tbilisidan, sadac saqarTvelos prezidenti, mixeil saakaSvili upasuxebs Jurnalistebis SekiTxvebs
oTar zurabiSvili Tavmjdomare konferenciaze daswrebis survilis SemTxvevaSi gTxovTdagvikavSirdeT, rom SevZloT TqvenTvis adgilis Senaxva (Cvens gankargulebaSi arsebuli adgilebis raodenoba Zalzed mcirea). eleqtronuli fostiT : pressconf@georgie-agf.eu fostiT : Othar Zourabichvili, 3 rue de l’Asile – 78400 CHATOU konferenciaze daswrebis survilis SemTxvevaSi gTxovT aseve gamoiCinoT didsulovneba da miiRoT finansuri monawileoba, rom misceT asociacias saSualeba dafaros konferenciis da sxva saqmianobebis xarjebi. (madlobeli viqnebiT gamogvigzavnoT kontribucia asociaciis saxelze zemoT aRniSnul misamarTze).
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DISCOURS DU VICE-PREMIER MINISTRE GUIORGUI BARAMIDZE PRONONCÉ A LA CONFÉRENCE ORGANISÉE PAR L’ASSOCIATION GEORGIENNE EN FRANCE « GÉORGIE : VERS UNE NOUVELLE DONNE POUR LA STABILITÉ EN ABKHAZIE » Le 09.04.2008 Le règlement pacifique des conflits ainsi que le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays sont le souci majeur du gouvernement géorgien. Nous accordons donc une importance toute particulière au rôle de la communauté internationale dans ce processus de règlement pacifique du conflit, d’autant que cette question est l’une des priorités du Programme de Partenariat individuel avec l’OTAN ainsi que du Plan d’Action pour la politique de voisinage avec l’Union Européenne. Dès notre arrivée au pouvoir, nous avons fait de l’intégration à l’OTAN une priorité majeure. Ceci n’est pas la volonté du seul gouvernement, mais bien de toute la société géorgienne. Les principales formations politiques soutiennent d’ailleurs cette volonté, exprimée massivement par le peuple géorgien lui-même lors du référendum de janvier dernier : 77% des votants se disant favorables à l’intégration de la Géorgie à l’OTAN. Voilà déjà trois ans, qu’avec détermination nous affirmons notre volonté d’intégrer l’OTAN et aujourd’hui, après le sommet de Bucarest, nous pouvons affirmer que nous avons, sans équivoque, obtenus un résultat très concret : l‘intégration de la Géorgie à l’OTAN est devenue incontournable. De ce point de vue, le sommet de Bucarest est d’une importance historique. Les 26 membres de l’alliance ont clairement dit dans le communique final que la Géorgie deviendra membre de l’OTAN. Le signal politique que nous attendions sous la forme du Membership Action Plan (MAP), s’est donc avéré encore plus fort que prévu. Nous espérions une décision politique concernant l’intégration de la Géorgie, désormais cette décision est acquise. Il ne nous reste qu’à régler des questions techniques que le MAP nous aidera à résoudre. L’élargissement de l’OTAN a toujours joué un rôle stabilisateur. Pour nous, cette marche vers l’intégration nous a aidé à mettre en oeuvre des réformes primordiales. Nous avons ainsi franchi avec succès toutes les étapes du partenariat avec alliance : dans le cadre du Dialogue Intensifié nous avons eu 13 consultations en un an et demi. Alors que les cinq évaluations du Plan d’Action Individuel de Partenariat (Individual Partnership Action Plan (IPAP), confirment les progrès accomplis et que le document d’évaluation de janvier dernier souligne l’accomplissement de tous les étapes par la Géorgie de la façon la plus aboutie depuis plusieurs années. Pendant toute cette période, la Russie n’a pas ménagé ses efforts pour convaincre le monde entier que l’intégration de Géorgie dans OTAN allait compliquer les données de la sécurité dans la région. Or, non seulement ce processus ne compliquera en rien la situation, mais, bien au contraire, il sera gage de stabilité : ce sera un message adressé à tous les états de la région, prouvant que les reformes démocratiques et le partage de ces valeurs, peuvent PAGE 2 /3 garantir la sécurité. A l’opposé, le refus d’intégrer la Géorgie à l’OTAN aurait destabilisé la région en créant des frontières artificielles en Europe. Je voudrais maintenant aborder le problème de la résolution des conflits ainsi que de leur interaction avec la question de l’intégration à l’OTAN. Quelle est, d’une part, l’influence du processus d’intégration sur le règlement pacifique des conflits ; d’autre part, l’existence de ces conflits crée t-elle un frein à l’intégration dans l’OTAN. Malgré les spéculations de la Russie, le processus de l’intégration en OTAN non seulement n’empêche pas le règlement pacifique des conflits, mais, jouera au contraire, un rôle positif, voici pourquoi : · La Géorgie plus forte politiquement aura plus de poids pour obtenir le règlement pacifique des conflits. Ceci sera un message fort en direction des séparatistes : la Géorgie conservera son intégrité territorial et il n’y aura pas d’alternative au règlement pacifique. Les séparatistes seront donc plus enclins à trouver un compromis acceptable pour eux. · Le signal positif entre l’OTAN et la Géorgie augmentera l’attractivité de l’Etat géorgien aux yeux des populations séparatistes. Il sera notamment évident, que le garant de la sécurité et de l’identité des populations locales ne sera plus seulement la Géorgie, mais une trentaine d’états membres de l’Alliance. · La position de la Géorgie sera renforcée dans ses négociations avec la Russie Il n’est pas acceptable par ailleurs, que le règlement des conflits deviennent un préalable à l’intégration dans l’alliance, car que cela deviendrait à l’évidence une motivation supplémentaire pour la Russie de provoquer des conflits non seulement en Géorgie, mais partout dans la région. Au sein de l’OTAN, on sait très bien que les conflits ne représentent pas un facteur qui empêche l’intégration. Cela a été dit maintes fois au plus haut niveau de l’OTAN. C’est ainsi que la déclaration unilatérale de la chancelière Merkel, suite à sa visite en Russie, dans laquelle elle affirmait que les pays ayant des conflits sur leur territoire ne pouvaient pas prétendre devenir membres de l’OTAN n’a pas été accueillie favorablement par l’alliance, ainsi que par le Secrétaire Général de l’OTAN. Cette affirmation a d’ailleurs été démentie par les termes du communiqué final du sommet de Bucarest, puisque l’OTAN, malgré les conflits existant sur le sol géorgien, a pris l’engagement d’intégrer la Géorgie. Le rôle de l’Union Européenne dans la résolution des conflits par des voies pacifiques est primordial. Parmi les démarches que l’Union Européenne a faites pour aider à la résolution pacifique des conflits, l’une des plus importantes est sa mission d’évaluation. Elle a réuni des informations sur la protection des frontières dans les zones des conflits, sur le fonctionnement des douanes, sur le système de la protection civile ainsi que sur le développement économique. A l’issue de cette mission, ils ont proposé des projets d’aide et fait des recommandations que nous tenterons, bien sûr, deréaliser au maximum. Nous nous réjouissons du succès de cette première démarche comme de la mise en place d’officiers de liaisons qui apportent leur aide aux missions de l’ONU et de l’OSCE déjà présentes sur place. La Géorgie apprécie ces démarches de lUE pour la protection des frontières, la réhabilitation économique des zones des conflits, pour le retour des personnes déplacées, ainsi que la mise en oeuvre de plusieurs projets visant à rétablir la confiance des deux côtés. PAGE 3 /3 Au cours des nombreuses négociations dans le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce (World Trade Organisation) entre la Russie et la Géorgie, il est apparu possible de contrôler mutuellement les frontières, même si un accord final n’a pas encore été conclu. Nous espérons que nos partenaires européens pourront influencer la Russie de façon positive. Nous souhaitons qu’UE poste aux frontières en Abkhazie et en l’Ossétie du sud des missions semblables à celles des frontière entre l’Ukraine et la Moldavie, afin de surveiller et empêcher les agissements illégaux. La collaboration économique entre Géorgie et l’UE, y compris concernant la possibilité d’un accord sur la liberté du commerce aura un effet positif sur les conflits, car une Géorgie économiquement stable et fortement soutenue par l’UE rapprochera les populations séparatistes de notre pays. Malheureusement, certains sujets nous inquiètent. La Russie, en violation de toutes les lois internationales a distribué des passeports aux habitants des régions en conflit, mais beaucoup gardent encore leurs passeports géorgiens. L’accord sur la simplification du régime des visa, qui a été signé entre la Russie et l’UE et qui est entré en vigueur en juillet 2007, avantage ceux qui ont des passeports russes et provoque le mécontentement des autres. Ceci complique d’avantage le processus de résolution pacifique des conflits en Géorgie. L’UE a certe simplifié le régime des visas avec la Moldavie, l’Ukraine et la Russie. Mais il faut remarquer qu’en Géorgie la situation pour cette démarche est plus favorable que dans ces pays. Nos frontières sont bien protégées et la guerre contre la corruption a été conduite efficacement. Nous estimons que la simplification du régime de visa entre l’UE et la Géorgie favorisera le processus de la résolution des conflits par des voies pacifiques. 1 vice premier-ministris b-ni giorgi baramiZis gamosvla safrangeTSi myof qarTvel ltolvilTa saTvistomos mier organizebul konferenciaze – “saqarTvelo: axali realoba afxazeTSi stabilurobisTvis” 09.04.2008 saqarveloSi arsebuli konfliqtebis mSvidobiani gziT mogvareba da qveynis teritoriuli mTlianobis aRdgena saqarTvelos mTavrobis umTavresi sazrunavia. Cven gansakuTrebul mniSvnelobas vaniWebT konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis procesSi saerTaSoriso Tanamegobrobis rolis gaaqtiurebas. aRniSnulis gaTvaliswinebiT konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis sakiTxi, prioritetul mimarTulebaebad NATO-sTan individualuri partniorobis samoqmedo gegmasa da saqarTveloevrokavSiris samezoblo politikis samoqmedo gegmaSi aris asaxuli. xelisuflebaSi mosvlisTanave Cven NATO-Si integracia umTavres prioritetad davisaxeT. es ar iyo mxolod mTavrobis politikuri kursi, aramed es aris is gadawyvetileba, romelic asaxavs mTeli sazogadoebis dakveTas. yvela mniSvnelovani politikuri gaerTianeba upirobod emxroba qarTveli eris am Seuqcevad arCevans, romelic mimdinare wlis ianvarSi gamarTul plebiscitze aliansSi integraciis 77%-iani mxardaWeriT dasturdeba. dRemde, ukanaskneli 3 wlis ganmavlobaSi, Cven mizanmimarTulad mivdiodiT NATO-s mimarTulebiT da dRes rodesac buqarestis samiti Cavlilia SeiZleba iTqvas, rom gvaqvs Zalzed konkretuli Sedegi – saqarTvelos Crdiloatlantikur aliansSi integracia Seuqcevadi gaxda. am mxriv buqarestis samits istoriuli mniSvneloba hqonda. kerZod NATO-s 26-ma saxelmwifom samitis saboloo komunikeSi pirdapir Cawera, rom saqarTvelo aliansis wevri gaxdeba, Sesabamisad is politikuri signali romelsac Cven gawevrianebis samoqmedo gegmis saxiT velodebodiT, kidev ufro Zlieri aRmoCnda. Tu wina wlebis ganmavlobaSi saubari iyo politikur gadawyvetilebaze saqarTvelos gawevrianebis Sesaxeb, axla es gadawyvetileba miRebulia. rCeba mxolod teqnikuri sakiTxebis 2 mogvareba raSic samomavlod gawevrianebis samoqmedo gegma (MAP) dagvexmareba. NATO-s gafarToveba yovelTvis mastabilizirebel da transformaciul rols TamaSobda da Cvens SemTxvevaSic aliansSi integracia aris is instrumenti, romelic am wlebis ganmavlobaSi gvexmareboda mniSvnelovani reformebis ganxorcielebaSi. Cven aliansTan TanamSromlobis yvela instrumenti warmatebiT gamoviyeneT – NATO-sTan intensiuri dialogis (ID) farglebSi weliwadnaxevris ganmavlobaSi 13 konsultacia gaimarTa, indiviadualuri partniorobis samoqmedo gegmis (IPAP) xuTive Sefaseba adasturebs saqarTvelos progress, xolo bolo Sefasebis dokumentSi, romelic mimdinare wlis ianvarSi gaimarTa aRniSnulia, rom saqarTvelo asrulebs yvela valdebulebas da rom es Sefaseba yvelaze warmatebulia ukanaskneli wlebis manZilze. mTeli am xnis ganmavlobaSi ruseTi cdilobda daeSantaJebina msoflio sazogadoeba, rom saqarTvelos natoSi gawevrianeba gaarTulebda regionSi usafrTxoebis mdgomareobas. es procesi ara Tu gaarTulebs situacias, aramed moitans stabilurobas, radgan es aris gzavnili yvela saxelmwifosaTvis regionSi, rom demokratiuli reformebi da faseulobebis gaziareba aris yvelaze efeqturi gza usafrTxoebisken. swored saqarTvelos aliansSi armiReba gaarTulebs usafrTxoebis mdgomareobas, radgan es evropaSi xelovnur gamyof xazebs Seqmnis. exla minda visaubro konfliqtebis mogvarebasa da NATO-Si integraciis urTierTgavlenaze. erTis mxriv ra gavlenas axdens aliansSi integraciis procesi konfliqtebis mSvidobian mogvarebaze da meores mxriv warmoadgens Tu ara konfliqtebis arseboba winaRobas NATO-Si gawevrianebisaTvis. NATO-Si integraciis procesi ara Tu xels uSlis konfliqtebis mSvidobian mogvarebas, aramed ruseTis spekulaciis miuxedavad, piriqiT dadebiT rols Seasrulebs: · saqarTvelo iZens met Zalas konfliqtebis mSvidobianad mogvarebisaTvis. es iqneba mZlavri gzavnili separatistebisTvis, rom saqarTvelo SeinarCunebs teritoriul mTlianobas, separatistuli ideebis realizeba ar moxdeba da rom konfliqtebis mSvidobian mogvarebas alternativa ar gaaCnia. Sesabamisad maT gauCndebaT meti motivacia molaparakebebis gziT miaRwion maTTvis metad misaReb Sedegs. 3 · konfliqturi regionebis mosaxleobisTvis NATO – saqarTvelos urTierTobebSi dadebiTi tendenciebi gazrdis qarTuli saxelmwifos mimzidvelobas. kerZod mosaxleobisTvis naTeli gaxdeba, rom maTi TviTmyofadobisa da usafrTxoebis garanti ara marto saqarTvelo aramed 28 qveyana iqneba. · gaaZlierebs Cvens momlaparakeblur poziciebs ruseTTan. amavdroulad dauSvebelia, rom konfliqtebis mogvareba gawevrianebis winapiroba gaxdes vinaidan es iqneba damatebiTi motivacia ruseTisTvis konfliqtebis provocirebisTvis ara marto saqarTveloSi aramed mTels regionSi. NATO-Si mkafiod aris gaazrebuli, rom konfliqtebi ar aris Semaferxebeli faqtori saqarTvelos aliansSi gawevrianebis gzaze. es gancxadeba araerTgzis gakeTebula NATO-s umaRles doneze. amasTan aRsaniSnavia, rom kanclerma merkelma ruseTSi bolo vizitis Semdeg buqarestis samitamde ramdenime dRiT adre ganacxada, rom is qveynebi, romelTac sakuTar teritoriaze komfliqtebi aqvT ver gaxdebian NATO-s wevrebi. es iyo merkelis calmxrivi gancxadeba da man aliansis ukiduresad negatiuri pozicia gamoiwvia. am gancxadebis mimarT calsaxad negatiuri pozicia NATO-s generalurma mdivanmac gamoxata. merkelis mier gamoTqmul am mosazrebas faqtiurad abaTilebs buqarestis samitis saboloo komunikeSi gakeTebuli Canaweri. kerZod miuxedavad saqarTvelos teritoriaze arsebuli konfliqtebisa NATO-m ukve aiRo saqarTvelos aliansSi gawevrianebis valdebuleba. Zalzed mniSvnelovania evrokavSiris, rogorc msoflio demokratiuli Tanamegobrobis erTerTi wamyvani wevris roli konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis kuTxiT. evrokavSiris mier gadadgmul nabijebs Soris xazgasasmelia 2007 wels saqarTveloSi evrokavSiris specialuri Semswavleli misiis viziti, romlis mizansac warmoadgenda saqarTvelos konfliqtur zonebSi sazRvris dacvis, sabaJo, samarTaldamcavi sistemisa da ekonomikuri ganviTarebis sakiTxebze informaciis Segroveba SemdgomSi daxmarebis proeqtebis ganxorcielebis SesaZleblobebis SeswavlisaTvis. aRniSnuli misiis mier momzadebuli iqna rekomendaciebi, romelTa ganxorcielebas Cven maqsimalurad SevuwyobT xels. Cven 4 mivesalmebiT aRniSnuli rekomendaciebis praqtikuli implementaciis mizniT gadadgmul pirvel nabijebs, kerZod, konfliqtis zonebSi mekavSire oficrebis ganlagebas, romelTa mizania ukve moqmed gaerosa da euTos misiebis xelSewyoba samarTaldacviT sakiTxebTan dakavSirebiT. saqarTvelo miesalmeba konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis mizniT evrokavSiriis gaaqtiurebas iseT sferoebSi, rogoricaa sazRvris dacva, konfliqturi zonebis ekonomikuri reabilitacia, devnilebis dabruneba, sxvadasxva saganmanaTleblo da treining programebis meSveobiT mxareebs Soris ndobis aRdgenis procesis xelSewyoba da a.S. saqarTvelosa da ruseTs Soris msoflio savaWro organizaciis egidiT mimdinare molaparakebebSi gamoCnda sazRvrebis erToblivi monitoringisa da kontrolis SesaZlebloba Tumca Sesabamisi SeTanxmeba sabolood miRweuli ar aris. Cven imedi gvaqvs rom Cveni evropeli partniorebi dagvexmarebian ruseTis pozitiuri damokidebulibis uzrunvelyofaSi aRniSnuli sakiTxis mimarT. amasTan CvenTvis sasurveli iqneboda saqarTvelo-ruseTis sazRvris afxazeTisa da samxreT oseTis monakveTze evrokavSiris iseTive misiis ganlageba, romelic amJamad moldova-ukrainis sazRvarze xorcieldeba da gulisxmobs sazRvris monitorings aralegaluri saqmianobis aRkveTis mizniT. saqarTvelo-evrokavSirs Soris ekonomikuri TanamSromlobis gaRrmaveba, maT Soris Tavisufali vaWrobis Sesaxeb SeTanxmebis gaformebis SesaZlebloba, mniSvnelovani xelSemwyobi garemoebaa konfliqtebis mogvarebis kuTxiT, radgan ekonomikurad ganviTarebuli da evrokavSirTan mWidro urTierTobebis mqone saqarTvelo konfliqtur regionebSi mcxovrebi mosaxleobisaTvis ufro mimzidveli xdeba. amave dros aris sakiTxi, romelic Cven SeSfoTebas iwvevs. kerZod, 2007 wlis ivlisidan, ruseTsa da evrokavSirs Soris gamartivebuli savizo urTierTobebis Sesaxeb SeTanxmebis ZalaSi Sesvlis Semdeg saqarTvelos konfliqtur regionebSi mcxovrebi ruseTis pasportebis mflobelebi, romelTac ruseTma yovelgvari saerTaSoriso kanonmdeblobis darRveviT dauriga es pasportebi, aRmoCdnen saqarTvelos danarCen moqalaqeebTan SedarebiT ufro xelsayrel msdgomareobaSi. es garemoeba araswor signals aZlevs konfliqtis zonaSi mcxovreb mosaxleobas, axalisebs separatistul xelisuflebas da arTulebs konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis process. 5 evrokavSirma gaamartiva savizo reJimi moldovasTan, ukarinasa da ruseTTan maSin, rodasac saqarTveloSi ukeTesi mdgomareoba aRiniSneba savizo mimosvlis gamartivebisaTvis aucilebel iseT sferoebSi, rogoricaa sazRvris dacva, organizebul danaSaulTan, korufciasTan brZola da sxva. saqarvelo-evrokavSirs Soris gamartivebuli savizo urTierTobebis Sesaxeb SeTanxmebis drouli gaformeba mniSvnelovnad Seuwyobs xels saqarTveloSi konfliqtebis mSvidobiani mogvarebis procesis daCqarebas.
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LES RAISONS DU CONFLIT, LA RÉALITÉ ACTUELLE ET LES PERSPECTIVES D’AVENIR Shota MALASHKHIA Député, Président de la Commission parlementaire traitant des questions d’intégrité territoriale INFORMATION GÉNÉRALE SUR L’ABKHAZIE Surface : 8 700 km2 (12,5% du territoire géorgien) Selon les données de 1989, 526 800 personnes habitaient de manière permanente sur le territoire de la République Autonome d’Abkhazie (9,7% de la population de Géorgie). ¨ Géorgien – 239.3 mille (45.6%) ¨ Abkhaze – 93.3 mille (17.7%) ¨ Arménien – 76.5 mille (14.6%) ¨ Russe – 74.9 mille (14.3%) ¨ Grec – 14.7 mille (2.8%) ¨ Ukrainien – 11.6 mille (2.2%) ¨ Biélorusse – 2.1 mille (0.4%) ¨ Juif – 1.7 mille (0.3%) ¨ Ossète – 1.2 mille (0.2%), Tatare – 1.1 mille (0.2%) ¨ Azerbaidjanais – 571 (0.1%). Avant le conflit 40 000 familles mixtes géorgiano–abkhazes ont été enregistrées sur ce territoire. En 1998 (selon les données de la mission de l’ONU) jusqu’à 200 mille personnes habitaient sur le territoire de l’Abkhazie. En 1992-1993, plus de 14 000 personnes sont mortes pendant la guerre. En 1993, suite à la purification ethnique, effectuée contre les géorgiens, 350 000 personnes ont été obligées de quitter leurs maisons et sont devenues des réfugiés. LES FORCES DE PAIX Au cours des années 1993-1994, à la fin des actions militaires (1992-1993), plusieurs cas de violations des droits de l’homme ont été constatés dans la zone du conflit, cependant il est à PAGE 2 /8 noter qu’après l’introduction du contingent de paix russe ces violations ont pris de l’ampleur et se poursuivent encore aujourd’hui. Avec la médiation de la Fédération Russe, le 14 mai 1994, les parties géorgienne et abkhaze ont signé un accord sur « le cessez-le-feu et la séparation des forces ». Le 24 juin 1994 les forces de paix de CEI sont entrées dans la zone de conflit (1600 soldats avec leur armement). LE KOSOVO, UNE FAUSSE SIMILARITÉ Depuis la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, la partie russe fait un parallèle entre la reconnaissance de cette indépendance et la question abkhaze. Cette comparaison est infondée. Au Kosovo, le régime Milosevitch a perpétré le génocide des populations Albanaises. Ce fait a été reconnu par l’ONU, l’OSCE et d’autres organisations internationales. La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par l’Occident est une forme de contrepartie du génocide des Albanais. En Abkhazie la situation est tout autre, la purification ethnique a été effectuée à l’encontre des Géorgiens (ce fait est confirmé aux sommets de l’OSCE à Budapest en1994, à Lisbonne en 1996 et à Istanbul en 1999). Ainsi, la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie serait un encouragement du régime organisateur de la purification ethnique et non pas le soutien des victimes de cette même purification ethnique. Au cours du 20ème siècle, les Albanais constituaient la majorité de la population du Kosovo (selon le recensement de 1924 – 64%, selon le recensement de 1991 – 82%). D’après les données de l’ONU, suite au génocide et la purification ethnique organisée par le régime de Milosevitch, au début de 1991, 850 000 Albanais du Kosovo ont été obligés de quitter leurs maisons et sont devenus réfugiés. La même année après l’intervention active de l’OTAN et de l’ONU la purification ethnique a été arrêtée. Sur ce territoire l’ONU s’est engagé à effectuer le rôle du gouvernement provisoire, les troupes de l’OTAN ont créé les garanties de sécurité pour le retour des réfugiés albanais (en deux semaines 400 000 réfugiés sont retournés chez eux et actuellement, 90% de la population du Kosovo est consituée d’Albanais). C’est après le retour de la grande majorité de réfugiés, en 2004, sous le contrôle de l’ONU, que se sont déroulées au Kosovo, les élections législatives et présidentielles, suivies du référendum concernant l’indépendance. Le 28 février 2008 le Kosovo déclarait son indépendance. Dans le même temps, la purification ethnique en Abkhazie, a conduit 60% de la population, en majorité des géorgiens (240 000 géorgiens) a fuir et conserve jusqu’à aujourd’hui le statut de réfugié. Seulement 312 géorgiens sont retournés sous l’égide de l’ONU. Ainsi, la solidarité envers l’indépendance du Kosovo signifie le soutien aux victimes (de leur sécurité) de la purification ethnique, à l’inverse les partisans de l’indépendance de l’Abkhazie vont soutenir les organisateurs de la purification ethnique. LES EFFETS DU NETTOYAGE ETHNIQUE Regardons par exemple les effets de ce nettoyage ethnique dans le système éducatif. En 1991, avant le conflit en Abkhazie, 313 établissements d’enseignement secondaire fonctionnaient en Abkhazie. Parmi eux il y avait 122 écoles géorgiennes, 52 – abkhazes, 38 PAGE 3 /8 – russes, 42 – arméniennes et 56 écoles mixtes. Il y avait, également, 5 établissements d’enseignement supérieur. Selon les données actuelles il y a, en Abkhazie, 175 écoles secondaires, dont 121 sont abkhases, 39 – arméniennes, 15 – russes et seulement 9 écoles géorgiennes dans quelques villages de la région de Gali, mais la plupart ont été pillées et détruites. Il n’y a plus que deux établissements d’enseignement supérieur qui sont de fait des filiales d’écoles supérieures russes. L’anomalie d’une telle situation est d’autant plus évidente si nous prenons en considération l’histoire de plusieurs siècles de coopération réussie entre les Géorgiens et les Abkhazes. Pendant des siècles les représentants de ces deux nations aborigènes ont cohabité sur ce territoire, partie de l’Etat de Géorgie. Soulignons que la majorité de la population d’Abkhazie n’a pas pris part aux actions militaires. UNE MINORITÉ … MAJORITAIRE ! La Géorgie indépendante a toujours pris en considération les intérêts des minorités nationales. Le 31 mars 1991 a eu lieu le référendum en faveur de l’indépendance de la Géorgie. Ce même référendum s’est tenu en République Autonome d’Abkhazie. Parmi les anciennes républiques de l’Union Soviétique, la Géorgie a été l’une des premières républiques à déclarer son indépendance, le 9 avril 1991. Le 9 juillet 1991 une nouvelle loi électorale a été adoptée en Abkhazie, donnant la majorité dans le Conseil Suprême de l’Abkhazie a la minorité ethnique : 28 places – aux Abkhazes (17% de la population) ; 26 places – aux Géorgiens (46% de la population) ; 11 places – aux représentants de différents groupes ethniques. La même loi établissait que le président du Conseil Suprême d’Abkhazie serait un Abkhaze qui aurait deux adjoints – un géorgien et l’autre d’une autre nationalité, et au poste du président du cabinet des ministres un Géorgien était nommé. Une telle répartition donnant un tel avantage représentatif à une minorité ethnique reste sans précédent dans les constitutions européennes. Le gouvernement géorgien a proposé d’attribuer à la République Autonome d’Abkhazie les droits les plus étendus et souhaite le règlement de toutes les questions litigieuses avec la participation des organisations internationales. Le 28 mars, le Président de Géorgie a proposé à la partie abkhaze un nouveau plan de paix, qui prévoit des propositions concrètes, notamment, la création du poste du Vice-président réservé à un Abkhaze d’origine, la participation des Abkhazes au Parlement et au Gouvernement de Géorgie, l’attribution du droit de veto aux Abkhazes sur toutes les lois essentielles concernant l’Abkhazie, dans l’objectif de la réhabilitation économique de cette région, la création de zones économiques libres et le contrôle bilatéral des ports maritimes, la fusion progressive des institutions de maintien de l’ordre et des services de douane et des garanties internationales pour assurer l’autonomie et la sécurité de l’Abkhazie. PAGE 4 /8 LES VOIES DE RECOURS L’Etat de Géorgie, alors que son pouvoir juridictionnel ne couvre plus les régions conflictuelles, n’a pas la possibilité de garantir les droits des citoyens habitant sur ce territoire. En dépit de plusieurs tentatives du gouvernement géorgien et des organisations internationales d’améliorer la situation des droits de l’homme dans les régions conflictuelles de Géorgie, les droits de l’homme sont encore bafoués. Sur ces questions la Cour Européenne des Droits de l’Homme a été saisie. Plusieurs affaires examinées par la Cour Européenne peuvent nous servir de précédent et de référence pour la protection des intérêts de nos citoyens. Pour préparer l’examen des saisines faites, la Commission temporaire des questions de rétablissement de l’intégrité territoriale du Parlement de Géorgie a préparé les projets de résolution suivants (Abkhazie et ex-région autonome de l’Ossétie du Sud) : 1. création de la commission d’Etat d’études des dommages ; 2. l’annonce d’un appel d’offre international d’une société juridique pour porter ces affaires devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme afin d’indemniser les dommages. Les projets mentionnés ont été admis à l’unanimité à la séance plénière du Parlement géorgien du 17 mars 2006. Pour la réintégration des citoyens dans leurs droits le programme présidentiel « Ma maison » a été mis en place. Par arrêté du 14 février 2006, un vaste programme d’enregistrement des biens immobiliers, afin de constituer une base de donnée complète, est en cours dans les régions d’Abkhazie et de Tskhinvali. Ce programme permettra d’établir « la propriété juridique » de ces biens, et servira pour les plaintes portées à la Cour Européenne sur le droit de la propriété. Selon l’avis du Parquet Général de Géorgie et du Parquet de la République Autonome d’Abkhazie sur les circonstances établies dans l’affaire pénale (1992-1999) portant sur le génocide de la population géorgienne en République Autonome d’Abkhazie : « le conflit militaire en Abkhazie a engendré 3,12 milliards de USD de dégât matériel, le dommage aux biens des résidents représente 5,18 milliards de USD, la perte de la production nationale dans les années 1993-1998 s’élève à 2,41 milliards de USD. Soit au total 10 milliards de USD de dommages qui au fil du temps atteint aujourd’hui le montant considérable de 20 milliards de dollars, ce qui représente 4 fois le budget annuel géorgien. Pour conduire un parallèle, on peut rappeler qu’en Lettonie une commission similaire a été créée pour évaluer les dommages causés par « l’occupation soviétique ». La création de la commission a suivi l’adoption de la déclaration par l’Assemblée en 2005 sur « le blâme de la politique du régime totalitaire d’occupation de l’URSS sur le territoire de Lettonie ». Seront évalués les dommages subis par l’Etat et par les personnes physiques. Une décision analogue est en préparation en Lettonie qui a déclaré à l’Assemblée qu’un milliard de dollars devait être réclamé par année d’occupation, soit environ 20 milliards de dollars (à comparer à un budget annuel de 5 milliards). Le gouvernement de l’Afghanistan examine également la possibilité de demander une compensation à la Russie pour l’occupation du pays qui a commencé en 1979 avec l’invasion des troupes de l’armée soviétique. Ces développements juridiques agacent prodigieusement la Russie et créent dans le processus du règlement du conflit de l’Abkhazie un danger pour les intérêts de Moscou. Car perdre le contrôle de l’Abkhazie, c’est le perdre sur la Géorgie et, partant, sur le Caucase tout entier. PAGE 5 /8 Ainsi, il n’est pas étonnant que certaines forces essaient très activement d’induire une déstabilisation. Le Président Poutine, lors des négociations, a, à propos de l’Abkhazie, évoqué le scénario de Chypre. En 1974, après le coup d’Etat à Chypre, sous le prétexte de défense de la population turque de Chypre la Turquie a débarqué ses troupes sur l’île et a occupé d’un tiers de l’île. Ce parallèle conduit par Poutine sur l’Abkhazie laisse augurer la volonté de la Russie de procéder à une occupation totale de l’Abkhazie (sous prétexte « classique » de défense des « citoyens russes » ce qui est bien souligné dans la déclaration du 24 mars 2008 de la Douma de Russie). Le Kremlin a parfaitement identifié la faiblesse juridique de leur position : juridiquement la violation de l’intégrité territoriale de Géorgie, la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie ou surtout l’annexion directe de ce territoire est impossible. Face à l’échec de ces manoeuvres de déstabilisation, la Russie a décidé de détruire la base juridique nécessaire au règlement du conflit. Le 6 mars 2008, la Russie est sortie de l’accord du 19 janvier 1996 et le 24 mars, le Parlement de la Russie s’est adressé au Président et au gouvernement du pays avec la proposition d’examen de « la question de la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ». Cette déclaration de la Douma de Russie est en contradiction directe avec la volonté exprimée par le peuple géorgien sur l’adhésion à l’OTAN (selon les résultats du plébiscite du 5 janvier 2008, 77% sont pour l’adhésion à l’OTAN). La Douma propose au gouvernement exécutif d’examiner la question de l’élaboration « des règles de douane particulières, facilitées au maximum » pour les régions d’Abkhazie et de Tskhinvali, ce qui est en contradiction évidente avec le règlement de la CEI. Rappelons que conformément à la volonté du Kremlin la frontière avec la Géorgie était fermée pendant 2 ans et l’embargo sur la production géorgienne se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Ceci montrant très clairement les intentions réelles du Kremlin. Le dernier envahisseur qui s’est introduit pas à pas dans le Caucase était l’Empire de Russie. Sa tentative d’envahir le Caucase date de plus de deux siècles et demi. Ce projet a été mené à bien en suivant une stratégie s’appuyant sur les facteurs suivants : 1. Le facteur intérieur – la variété ethnique et religieuse de la région et des conflits intérieurs ; 2. Le facteur extérieur – la rivalité extrême entre l’Iran et la Turquie dans les questions du Caucase. 3. La volonté de la Russie de faire de la Géorgie « le Gendarme du Caucase » ce qui contrariait dès le début le rôle historique de notre pays ; 4. L’expansion démographique. La Russie monarchique a commencé l’envahissement de la Géorgie à partit du 18ème siècle et l’a terminé en 1864. Une des parties essentielles de ce processus était la provocation et l’approfondissement de la confrontation entre les Caucasiens. La Russie bolchevique (puis post-soviétique) a poursuivi essentiellement la même direction. Pendant la période soviétique on procédait très activement à la russification de l’Abkhazie, on conduisait la politique discriminatoire de la population et de la langue géorgienne, la falsification consciencieuse de l’histoire des relations entre les Géorgiens et les Abkhazes, pour que le fossé creusé par la Russie devienne plus profond. L’organisation du coup d’Etat en décembre - janvier 1991-1992 par la Russie et l’arrivée au pouvoir du régime de Shevardnadzé correspondent également au contexte du plan stratégique mentionné ci-dessus. Il est à souligner que la Russie n’a réussi à engendrer le conflit militaire en Abkhazie qu’après le coup d’Etat, alors qu’il avait tenté de le faire à plusieurs reprises après la déclaration de l’indépendance. Dans la même période, la Russie a partiellement réussi à bloquer la construction de la maison commune du Caucase avec l’ entraînement des caucasiens du nord dans le conflit PAGE 6 /8 artificiel de l’Abkhazie. Il est à noter qu’à part les intérêts géopolitiques, l’entraînement des nords caucasiens dans le conflit de l’Abkhazie servait également à détourner l’attention des caucasiens du nord de leurs propres problèmes. Le coup d’Etat des années 1991-1992 était sans précédent également parce que les groupes armés illégaux, contrôlés par les services spéciaux russes, ont renversé toutes les institutions élues, non seulement le premier Président de la Géorgie (élu 6 mois avant avec 87% des suffrages), mais également le parlement représentatif élu un an auparavant et les institutions du pouvoir local. Ces évènements ont été suivis de grandes manifestations pacifiques de protestation dispersées par la force des armes par ces mêmes groupes armés, conduisant à la guerre civile – un « chaos gérable » ! -, et ensuite au conflit en Abkhazie. La majorité des accords internationaux concernant le conflit de l’Abkhazie sont adoptés sous la pression de la Russie et par le gouvernement de Shevardnadzé obéissant aux diktats du Kremlin. L’Occident est resté passif dans l’attente de la réalisation du projet de modernisation de l’URSS, le transformant en un Etat « démocratique ». UN NOUVEAU CONTEXTE ÉCONOMIQUE : HYDROCARBURES ET TRACECA Dans les conditions de globalisation, il est évident que la réalité change vite et presque d’une manière inattendue, mais ces changements ne s’éloignent pas essentiellement des principes classiques de géopolitique. Sur les grandes tendances de développement des moyens de communication et de transport, de la « réduction » du rôle de l’agriculture, l’économie du Caucase montre un développement particulièrement marqué dans le domaine des ressources énergétiques et de leur transport. Les gisements énergétiques du bassin de la Caspienne ne sont plus à décrire. Le chemin le plus court du transport des hydrocarbures vers l’Europe passe par la Géorgie. A cause de la pression russe ce potentiel n’est pas pleinement utilisé. Les leaders européens ne s’abstiennent d’ailleurs pas de dénoncer le chantage énergétique mis en place par le Kremlin. Le travail sur la diversification d’approvisonnement en ressources énergétiques de l’Europe pourrait aboutir dans un proche avenir à la prise de décisions concrètes. Il suffit de souligner que 50% du gaz naturel importé par l’Union européenne vient de trois pays seulement : la Russie (30% a elle seule), l’Algérie et Norvège ; (Autriche, Pologne, Finlande, République thèque, Estonie s’approvisionnent à 100% de Russie). La Russie achète à perte au Turkménistan du gaz destiné à l’exportation à seule fin de conserver une situation de monopole et exerce à cet effet une pression politique sur le Turkménistan et le Kazakhstan, ainsi que sur l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Ces derniers ont osé permettre la construction du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzrum en évitant la Russie. C’est sous la présidence de Georges Bush (père) qu’est née l’idée du gazoduc transcaucasien (NABUCCO) par lequel le gaz de la Caspienne pourrait atteindre l’Europe en passant par le Caucase (avec une puissance probable de 30 milliards m3 par an). La situation est similaire pour le transport du pétrole. 33% du pétrole importé en Europe vient de Russie. Avant la mise en fonction de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, l’Azerbaïdjan exportait son pétrole par la Russie (de 1999 à 2004 le volume du pétrole azerbaïdjanais exporté par la Russie s’est réduit de 2 millions à 300 000 tonnes). La facilitation importante du transport de pétrole azerbaïdjanais et de celui de la caspienne vers l’Europe est possible par la réalisation de projets de communication ou bien d’oléoducs entre les ports géorgiens et les ports ukrainiens, bulgares et roumains de la mer noire. En 1997 il a été transporté 63 millions de tonnes de pétrole via le détroit de Bosphore, en 2005 – 140 millions tonnes (c’est via le Bosphore qu’a été transporté le tiers du pétrole russe et la moitié du pétrole Kazakh ; à lui seul le Kazakhstan projette d’augmenter sa production de pétrole pour atteindre 150 millions de tonnes pour 2015). PAGE 7 /8 A part son potentiel énergétique, le Caucase possède également un grand potentiel de transit. Actuellement le trafic des marchandises dépasse 2 000 milliards USD entre les pays d’Europe et ceux d’Asie. Il est estimé qu’en 2010 ce chiffre va être multiplié par 1,5. En 1996 les marchandises transportées entre l’Europe et l’Asie via la Russie représentaient 40 millions de tonnes et celui par le corridor TRACECA (Ukraine – Géorgie - Azerbaïdjan), 4,5 millions de tonnes. Aujourd’hui 40 millions de tonnes de marchandises sont transportées par l’itinéraire TRACECA, soit 10 fois celui de 1996. Les estimations pour 2010 sont de 35 à 40% supérieures. Le potentiel de développement de TRACECA (auquel est lié le développement/élargissement des pays de GUAM) est une source d’inquiétude pour le Kremlin car celui-ci vient directement concurrencer les itinéraires russes. Le développement de son plein potentiel fait courir à la Russie le risque d’un « hors jeu ». Seul quelques ports de la mer noire peuvent accueillir des cargos de grande capacité (Poti [Géorgie], Istamboul [Turquie], Ilichevsk, Odessa [Ukraine] et Constantsa [Roumanie]. Sur le territoire russe il n’existe pas de ports similaires. Le deuxième grand port de l’est de la mer Noire (Batoumi) appartient à la Géorgie. RÉSOLUTION DU CONFLIT ET ACCÉLÉRATION DU DÉVELOPPEMENT : VOIE EUROPÉENNE La réalisation de ce développement est rendu difficile pour la Géorgie du fait de la situation en Abkhazie. Ce développement implique, en outre, un soutien politique et des investissements des Etats-Unis et de l’Europe. Les investisseurs privés étrangers restant prudents en raison des conflits. En novembre 2005 dans les pays de l’UE un nouveau projet de transport a été publié : « Le réseau de transport pour la paix et le développement des principaux axes transeuropéens en direction des pays et régions voisins ». Le projet est élaboré par un groupe spécifique dirigé par l’ex-président de la commission européenne L. de Palasio. Le groupe a déterminé cinq axes principaux reliant l’Union Européenne à ses voisins dont deux (axes central et sudest) sont représentés par les itinéraires de communication Europe-Asie passant par Caucase. Ceci montre qu’il existe une large perspective de collaboration entre l’Europe et la Géorgie (et le Caucase), mais dans ce processus de rapprochement les problèmes territoriaux de la Géorgie constituent un obstacle majeur. La résolution du conflit d’Abkhazie par la Géorgie fragiliserait la position de la Russie tant du point de vue économique que de son influence sur la politique conduite au Caucase. C’est précisément pour ces raisons que la Russie utilise tous les moyens de déstabilisation, y compris économique, de la Géorgie (pour preuve l’embargo économique qui a duré pendant deux ans). Les changements pouvant être apportés au format de la mission de paix de l’ONU exerçant lses fonctions actuellement en Abkhazie (par ex. : remplacement des forces de paix russes par les forces internationales, notamment par le contingent spécial de l’UE) ont une importance décisive dans le recouvrement de l’intégrité territoriale de Géorgie. Le président de Géorgie a souligné ces questions pendant son discours à l’Assemblée Générale de l’ONU le 27 septembre 2007. Nous pouvons ainsi affirmer que les tentatives de certaines forces de séparer l’Abkhazie de la Géorgie sont vouées à l’échec. Les siècles de cohabitation, les liens familiaux et la non participation d’une grande partie de la minorité Abkhaze dans les massacres et la purification ethnique sont pour nous des facteurs d’encouragement. Comme hier, lorsque le gouvernement de Géorgie indépendante, donnait la majorité à la minorité Abkhaze (avant le conflit 17% de la population avait 28 sièges dans l’institution PAGE 8 /8 législative de la République Autonome et les 46% de géorgiens - 26 sièges), aujourd’hui, Tbilissi propose d’accorder les droits les plus étendus à la République Autonome d’Abkhazie, en ne recourant qu’à des methodes pacifiques et juridiques, des tribunaux internationaux pour faire reconnaître et défendre les droits des refugiés et des habitants actuels de l’Abkhazie. Comme au Kosovo, la population géorgienne déplacée, victime de la purification ethnique, doit recouvrer l’intégrité de son lieu d’existence, en Abkhazie; toute solution contraire serait un blanc seing à ceux qui conduisent la politique du pire et ont poussé et animé l’épuration éthnique conduite à l’encontre des populations géorgiennes. C’est pourquoi, dans la lutte contre la politique du Kremlin, contre l’annexion de fait de l’Abkhazie, la Géorgie a besoin du soutien politique de l’Occident, de l’Alliance Atlantique. La Géorgie le mérite, elle qui en dépit des provocations continue à suivre le chemin vers le développement démocratique et l’integration euro-atlantique. Soutenir la Géorgie c’est en fait soutenir le Caucase tout entier La restitution de l’intégrité territoriale de la Géorgie, le soutien apporté au Caucase constituent des pas décisifs vers la stabilité de la région, et l’assurance d’une évolution rapide des processus démocratiques et économiques vers les valeurs de l’intégration européenne. Paris 9 avril 2008
1 konfliqtis gamomwvevi mizezebi, dRevandeli realoba da winsvlis perspeqtivebi zogadi informacia afxazeTis Sesaxeb farTobi: 8 700 kv. km. (saqarTvelos teritoriis 12.5%) 1989 wlis monacemebiT, afxazeTis avtonomiur respublikaSi mudmivad cxovrobda 526 800 kaci (saqarTvelos mTeli mosaxleobis 9,7%). qarTveli - 239.9 aTasi (45.6%), afxazi _ 93.3 aTasi (17.7%), somexi _ 76.5 aTasi (14.6%), rusi _ 74.9 aTasi (14.3%), berZeni _ 14.7 aTasi (2.8%), ukraineli _ 11.6 aTasi (2.2%), belorusi _ 2.1 aTasi (0.4%), ebraeli _ 1.7 aTasi (0.3%), osi _ 1.2 aTasi (0.2%), TaTari _ 1.1 aTasi (0.2%), azerbaijaneli _ 517 (0.1%). konfliqtamde aq registrirebuli iyo 40 000-mde Sereuli qarTulafxazuri ojaxi. 1998 wels (gaeros misiis monacemebiT) afxazeTis mTel teritoriaze cxovrobda 200 aTas kacamde. 1992-1993 wlebSi saomari moqmedebebis dros daiRupa 14 aTasze meti adamiani. 1993 wels, ZiriTadad qarTvelebis mimarT ganxorcielebuli eTnowmendis Sedegad 350 000-mde adamiani iZulebuli gaxda daetovebina saxl-kari da devnilad iqca. samSvidoboebi 1993-1994 wlebSi, aqtiuri saomari moqmedebebis (1992-1993ww.) dasrulebis Semdeg, konfliqtis zonaSi adamianis uflebebaTa darRvevis araerTi faqti dafiqsirda, Tumca xazgasmiT unda aRiniSnos, rom ruseTis samSvidobo kontingentis ganTavsebis Semdeg am darRvevebma masStaburi xasiaTi miiRo da dRemde grZeldeba. 1994 wlis 14 maiss ruseTis federaciis SuamavlobiT qarTulma da afxazurma mxareebma xeli moaweres SeTanxmebas "cecxlis Sewyvetisa da ZalTa daSoriSorebis Sesaxeb". 1994 wlis 24 ivniss konfliqtis zonaSi dsT-is koleqtiuri samSvidobo Zalebi Sevida (1600-mde samxedro mosamsaxure da SeiaraReba). 2 bolo dros rusuli mxare aqtiurad ukavSirebs erTmaneTs kosovos damoukideblobis aRiarebasa da afxazeTis problemas, amitom Tavdapirvelad am sakiTxs SevexebiT. Cveni azriT, afxazeTTan mimarTebaSi kosovos precedentiT manipulireba sruliad usafuZvloa. umTavresi, principuli momenti aris is, rom kosovoSi ganxorcielda albanelebis genocidi miloSeviCis reJimis mier. es faqti aRiara gaerom, euTom da sxva saerTaSoriso organizaciebma. dasavleTis mier kosovos damoukideblobis aRiareba swored albanelebis mimarT ganxorcielebul genocids ukavSirdeba, anu mxardaWera gamoucxades genocidis msxverpls. afxazeTSi diametrulad sapirispiro viTarebaa, aq eTnowmenda ganxorcielda ara afxazebis, aramed qarTvelebis mimarT (rac umaRles doneze dadasturebulia euTos budapeStis 1994, lisabonis 1996 da stambulis 1999 wlebis samitebze). aqedan gamomdinare, afxazeTis damoukideblobis aRiareba eTnowmendis momwyobi reJimis aSkara waxaliseba iqneba da ara eTnowmendis msxverplTa mxardaWera. axla ufro detalurad ganvixiloT sakiTxi. me-20 saukunis ganmavlobaSi kosovos mosaxleobis umravlesobas albanelebi Seadgendnen (1924 wlis aRweriT – 64%, 1991 wlis aRweriT – 82%). gaeros monacemebiT, miloSeviCis reJimis mier mowyobili genocidisa da eTnowmendis DSedegad 1999 welis dasawyisSi 850 000 kosovoeli albaneli iZulebuli gaxda mietovebina saxl-kari da ltolvilad iqca. imave wels NATO-s da gaeros aqtiuri Carevis Sedegad, kosovoSi eTnowmenda SeCerda. am teritoriaze droebiTi mmarTvelobis ganxorcieleba gaerom ikisra, NATO-s jarebis meSveobiT Seiqmna usafrTxoebis garantiebi albaneli ltolvilebis Sin dabrunebisTvis (mxolod or kviraSi 400 000 ltolvili dabrunda da amJamad kosovos mosaxleobis 90% albanelebi arian). swored ltolvilebis udidesi umravlesobis dabrunebis Semdeg, 2004 wels, gaeros uSualo meTvalyureobiT, kosovoSi Catarda saparlamento da saprezidento arCevnebi, Semdeg referendumic, damoukideblobis sakiTxTan dakavSirebiT. 2008 wlis 17 Tebervals ki kosovom damoukidebloba gamoacxada. amave dros, afxazeTSi momxdari eTnowmendis Sedegad konfliqtamdeli mosaxleobis 60% iZulebuli gaxda gamoqceuliyo Sinidan (aqedan umravlesoba, TiTqmis 240 000 qarTveli) da dRemde devnilad rCeba. oficialurad, gaeros egidiT dabrunebuli da registrirebulia mxolod 312 qarTveli. am faqtorebis gaTvaliswineba aucilebelia, roca saubroben dasavleTis mier kosovos damoukideblobis cnobaze. zemoTqmulidan gamomdinare, kidev erTxel unda iTqvas, rom kosovos damoukideblobisadmi solidaroba niSnavs eTnowmendis msxverplTa (maTi usafrTxoebis) mxardaWeras, xolo afxazeTis 3 damoukideblobis momxreni eTnowmendis organizatorebs gamoucxadeben mxardaWeras. kidev ufro mkafiod rom gamoCndes ra Sedegebi mohyva eTnowmendas, mokled SevadaroT erTmaneTs dRes arsebuli mdgomareoba eTnowmendamde arsebuls, magaliTad, ganaTlebis sistemaSi. 1991 wlis monacemebiT, afxazeTSi funqcionirebda 313 zogadsaganmanaTleblo dawesebuleba. aqedan qarTuli iyo 122 skola, 52 _ afxazuri, 38 _ rusuli, 42 _ somxuri da 56 _ Sereuli seqtoris skola. konfliqtamde afxazeTis avtonomiur respublikaSi iyo 5 umaRlesi saswavlebeli. dRevandeli monacemebiT, afxazeTSi aris 175 saSualo skola. aqedan 121 - afxazuri, 39 - somxuri, 15 _ rusuli. 9 qarTuli skola mxolod galis raionis ramdenime sofelSia SemorCenili, umravlesoba ki gaiZarcva da ganadgurda. moqmedebs ori umaRlesi saswavlebeli, romlebic, faqtobrivad, ruseTis federaciis umaRles saswavlebelTa filialebia. aseTi viTarebis aranormaluroba miT ufro aSkaraa, Tu gaviTvaliswinebT afxazebisa da qarTvelebis warmatebuli urTierTTanamSromlobis mravalsaukunovan istorias. aswleulebis ganmavlobaSi am ori aborigeni eris warmomadgenlebi erTad cxovroben am teritoriaze, erTiani qarTuli saxelmwifos SemadgenlobaSi. afxazi mosaxleobis udides nawils monawileoba ar miuRia saomar moqmedebebSi. damoukidebeli saqarTvelo yovelTvis cdilobda gaeTvaliswinebina erovnul umciresobaTa interesebi. 1991 wlis 31 marts saqarTveloSi Catarda referendumi, romelmac daadastura qarTveli eris swrafva damoukideblobisken. 31 martis referendumi Catarda afxazeTis avtonomiur respublikaSic. sabWoTa kavSiris teritoriaze saqarTvelo iyo erT-erTi pirveli respublika, romelmac damoukidebloba gamoacxada 1991 wlis 9 aprils. 1991 wlis 9 ivliss miRebul iqna afxazeTis axali saarCevno kanoni. am kanonis mixedviT afxazeTis avtonomiuri respublikis umaRles sabWoSi umravlesoba daeTmo eTnikur umciresobas: 28 adgili – afxazebs (mosaxleobis 17 %); 26 adgili - qarTvelebs (mosaxleobis 46% ); 11 adgili - sxvadasxva eTnikuri jgufis warmomadgenlebs. amave kanoniT ganisazRvra, rom afxazeTis umaRlesi sabWos Tavmjdomare unda yofiliyo afxazi, romelsac eyoleboda ori moadgile _ erTi qarTveli da erTi sxva erovnebis; ministrTa sabWos Tavmjdomared ki qarTveli dainiSna. aseTi Tanafardoba erovnuli umciresobis raodenobasa da mis warmomadgenlobas 4 Soris uprecedentoa da analogi ar moeZebneba evropul konstituciebSi. ra mdgomareobaa am mxriv dRes? saqarTvelos xelisufleba Tanaxmaa afxazeTis avtonomiur respublikas mianiWos maqsimalurad farTo uflebebi (msoflioSi arsebuli analogebis gaTvaliswinebiT). Cven momxre varT yvela sadavo sakiTxi samarTlebriv doneze, saerTaSoriso organizaciaTa monawileobiT gadawydes. 28 marts saqarTvelos prezidentma afxazur mxares SesTavaza axali samSvidobo gegma, romelic iTvaliswinebs konkretul winadadebebs, kerZod, saqarTvelos vice-prezidentis postis SemoRebas, romelsac erovnebiT afxazi daikavebs, afxazebis garantirebul warmomadgenlobas saqarTvelos parlamentsa da mTavrobaSi, afxazeTis warmomadgenlebisTvis vetos uflebis miniWebas afxazeTTan dakavSirebul yvela sakvanZo kanonze, regionis ekonomikuri reabilitaciis mizniT, Tavisufali ekonomikuri zonebis Seqmnas da sazRvao portebze erToblivi kontrolis dawesebas, samarTaldamcavi uwyebebisa da sabaJo samsaxuris TandaTanobiT gaerTianebas da saerTaSoriso garantiebs afxazeTis SeuzRudavi avtonomiisa da usafrTxoebis uzrunvelsayofad. saqarTvelos saxelmwifo, imis gamo, rom misi iurisdiqcia ar vrceldeba konfliqtur regionebze, ver uzrunvelyofs iq mcxovrebi moqalaqeebis uflebebis dacvas Sidasaxelmwifoebrivi meqanizmebis meSveobiT. miuxedavad saqarTvelos xelisuflebisa da saerTaSoriso organizaciebis araerTi mcdelobisa, gaeumjobesebinaT saqarTvelos konfliqtur zonebSi adamianis uflebebis dacvis mdgomareoba, iq dRemde uxeSad irRveva adamianis sayovelTaod aRiarebuli uflebebi da Tavisuflebebi. aqedan gamomdinare, moqalaqeTa darRveuli uflebebis aRdgenis yvelaze efeqtur saSualebad gvevlineba adamianis uflebaTa evropuli sasamarTlosTvis mimarTva. evropul sasamarTloSi ganxiluli saqmeebidan araerTia iseTi, romelic SeiZleba CvenTvis precedentul saqmeebad iqces da orientirad gamodges Cveni moqalaqeebis interesebis dasacavad. swored aseTi saqmeebis Seswavlis safuZvelze, saqarTvelos parlamentis teritoriuli mTlianobis aRdgenis sakiTxTa droebiTma komisiam moamzada dadgenilebaTa Semdegi proeqtebi: 1. `konfliqtebTan (afxazeTi, yofili samxreT oseTis avtonomiuri olqi) dakavSirebiT qveynisTvis miyenebuli zaralis Semswavleli saxelmwifo komisiis Seqmnis Sesaxeb~; 5 2. `konfliqtebTan (afxazeTi, yofili samxreT oseTis avtonomiuri olqi) dakavSirebiT qveynisTvis miyenebuli zaralis asanazRaureblad adamianis uflebaTa evropul sasamarTloSi warsadgenad saqmeebis momzadebis mizniT iuridiuli firmis SesarCevad saerTaSoriso tenderis gamocxadebis Sesaxeb~. aRniSnuli proeqtebi erTxmad iqna miRebuli saqarTvelos parlamentis plenarul sxdomaze 2006 wlis 17 marts. Cveni moqalaqeebis uflebebis aRdgenis mizniT daiwyo saprezidento programa `Cemi saxlis~ ganxorcielebac. am programis farglebSi, saqarTvelos prezidentis 2006 wlis 14 Tebervlis brZanebulebis safuZvelze mimdinareobs afxazeTsa da cxinvalis regionSi arsebuli uZravi qonebis aRricxva da monacemTa bazis formireba. faqtobrivad, es RonisZieba mimarTulia am qonebis `iuridiuli flobis~ dadgenisaken, rac Tavis mxriv, xels Seuwyobs evropul sasamarTloSi sakuTrebis uflebasTan dakavSirebuli sarCelebis gamyarebas. afxazeTis avtonomiur respublikaSi qarTveli mosaxleobis genocidis faqtze aRZrul sisxlis samarTlis saqmeze dadgenil garemoebaTa Sesaxeb (1992-1999 ww) saqarTvelos generaluri prokuraturisa da afxazeTis avtonomiuri respublikis prokuraturis daskvnis Tanaxmad: `arsebuli masalebiT afxazeTSi samxedro konfliqtis Sedegad marto materialurma zaralma Seadgina 3,12 mlrd. aSS dolari, moqalaqeTa piradi qonebis zaralma (sabinao fondis garda) 5,18 mlrd. dolari, erovnuli produqciis danakargebma ki 1993-1998 wlebSi 2,41 mlrd. sul zaralma da danakargebma Seadgines 10,7 mlrd. dolari~. dRevandeli monacemebiT, es zarali 20 miliard dolars Seadgens, rac daaxloebiT 4-jer aRemateba saqarTvelos saxelmwifo biujets. am konteqstSi aRsaniSnavia, rom latviaSi Seiqmna samTavrobo komisia, romelmac unda gansazRvros "sabWoTa okupaciis dros" qveynisTvis miyenebuli zaralis odenoba. komisiis Seqmna mohyva 2005 wlis maisSi seimis mier deklaraciis miRebas "latviaSi realizebuli ssrk-is totalitaruli okupaciuri reJimis politikis dagmobis Sesaxeb". zaralis gansazRvrisas mxedvelobaSi unda iqnes miRebuli rogorc mTlianad saxelmwifosaTvis, aseve calkeuli adamianebisTvis miyenebuli ziani. analogiur gadawyvetilebas latviSic amzadeben. seimSi ganacxades, rom moTxovnil unda iqnes miliardi dolari okupaciis TiToeuli wlisTvis. mTlianobaSi es minimum 20 miliardi dolaria (SedarebisTvis, latviis saxelmwifo biujeti daaxloebiT 5 miliardia). 6 avRaneTis xelisuflebac ganixilavs ruseTisagan kompensaciis moTxovnis SesaZleblobas qveynis okupaciis gamo, romelic 1979 wels daiwyo qveyanaSi sabWoTa jarebis SeWris Semdeg. aRniSnul sakiTxTan dakavSirebiT avRaneTis xelisuflebis pozicia qveyanaSi sabWoTa jarebis SeWridan TiTqmis 30 wlis Tavze, iseve rogorc latviis SemTxvevaSi, SeiZleba Cvens mier dawyebuli procesebis gamoxmaurebad CaiTvalos. aRniSnuli faqtebi, bunebrivia, ruseTis gaRizianebas iwvevs. kremlisTvis aseTi sakiTxebis samarTlebriv sibrtyeSi gadatana aSkarad araxelsayrelia. afxazeTis konfliqtis mogvarebis procesSi samarTlebrivi aspeqtis gaaqtiureba moskovis imperiul interesebs did safrTxes uqmnis, radgan afxazeTze kontrolis dakargviT igi saqarTveloze dakargavs kontrols, es ki kavkasiis dakargvis winapirobaa. aqedan gamomdinare, gasakviri ar aris, rom garkveuli Zalebi aqtiurad cdiloben Cvens qveyanaSi masStaburi areulobis provocirebas. 2007 wlis noemberSi saqarTvelom, sabednierod, moaxerxa rTuli viTarebis ganmuxtva. im periodSi saqarTvelos prezidentma ganacxada, rom gasul wels prezidentma putinma, molaparakebis dros, afxazeTTan dakavSirebiT, movlenaTa kviprosis scenariT ganviTarebaze gaamaxvila yuradReba. SegaxsenebT, rom 1974 wels kviprosSi momxdari saxelmwifo gadatrialebis Semdeg, kviprosis Turqi mosaxleobis dacvis sababiT, TurqeTma Tavisi jarebi gadasxa kunZulze da kviprosis erTi mesamedis okupacia ganaxorciela. putinis mier, afxazeTTan mimarTebaSi, kviprosis precedentis wamoweva adasturebs, rom saqarTveloSi areulobis, faqtobrivad, saxelmwifo gadatrialebis organizebis Semdeg, ruseTi gegmavda afxazeTis srul okupacias (afxazeTSi mcxovrebi ”ruseTis moqalaqeebis” dacvis sababiT da es momenti pirdapir aris dafiqsirebuli ruseTis dumis 2008 wlis 24 martis gancxadebaSi). kremlSi kargad esmiT, rom maTi susti wertili samarTlebrivi mxarea, samarTlebrivad SeuZlebelia saqarTvelos teritoriuli mTlianobis darRveva, afxazeTis damoukideblobis aRiareba an, miT ufro, am teritoriis Ria aneqsia; swored amitom, raki moskovma ver moaxerxa saxelmwifo gadatrialebis provocireba saqarTveloSi, gadawyvita saerTod daarRvios konfliqtis mogvarebisTvis aucilebeli samarTlebrivi baza. 2008 wlis 6 marts ruseTi gamovida 1996 wlis 19 ianvris xelSekrulebidan, xolo 24 marts ruseTis parlamentma winadadebiT mimarTa qveynis prezidentsa da mTavrobas, raTa ganixilon ”afxazeTisa da samxreT oseTis damoukideblobis cnobis 7 sakiTxi.” ruseTis dumis es gancxadeba pirdapir ewinaaRmdegeba saqarTvelos mosaxleobis mier gamoxatul nebas NATO-Si gawevrebis Sesaxeb (2008 wlis 5 ianvris plebiscitis Sedegebis Tanaxmad 77% mxars uWers NATO-s). duma mouwodebs aRmasrulebel xelisuflebas ganixilon sakiTxi afxazeTTan da cxinvalis regionTan gansakuTrebuli, ”maqsimalurad gamartivebuli sasazRvro wesebis” SemoRebis Sesaxeb, rac aSkarad ewinaaRmdegeba dsT-s wesdebas, miT umetes, rom kremlis gankargulebiT bolo dromde, TiTqmis ori weli Caketili iyo sazRvari saqarTvelosTan da axlac moqmedebs embargo qarTul produqciaze. es yvelaferi mkafiod, kidev erTxel adasturebs kremlis realur zraxvebs. ukanaskneli dampyrobeli, romelic nabij-nabij, Tanmimdevrulad Semovida kavkasiaSi, ruseTis imperia iyo. Mmis mier kavkasiis dapyrobis mcdelobas or saukunenaxevarze meti xnis istoria aqvs. es gegma sruliad Tanmimdevrulad xorcieldeboda. ZiriTadi strategiuli xazi Semdeg faqtorebs eyrdnoboda: 1. Sida faqtori – regionis eTno-religiuri siWrele da aqedan gamomdinare Sinagani winaaRmdegobani; 2. gareSe faqtori – iran-osmaleTis umwvavesi dapirispireba kavkasiis sakiTxSi da saukuneebis manZilze maT Soris brZola am regionisTvis, ramac sabolood, Sida mizezebTan erTad, sagrZnoblad daasusta orive saxelmwifo da didi xniT CamoaSora did geopolitikur TamaSebs; 3. ruseTis mier saqarTvelos `kavkasiis Jandarmad~ gadaqcevis survili, rac ZirSive ewinaaRmdegeboda Cveni qveynis istoriul rols; 4. demografiuli eqspansia. monarqiulma ruseTma kavkasiis dapyroba me-18 saukunis dasasruls daiwyo da 1864 wels daamTavra. am procesis erT-erTi aucilebeli nawili kavkasielTa urTierTdapirispirebis provocireba da gaRrmaveba iyo. bolSevikurma (da Semdeg postsabWoTa) ruseTma, arsebiTad, igive kursi gaagrZela. sabWoTa periodSi aqtiurad mimdinareobda afxazeTis rusifikacia, diskriminaciuli politika qarTuli mosaxleobisa da enis mimarT, qarTul-afxazur urTierTobaTa istoriis Segnebuli gayalbeba, raTa mefis ruseTis mier Canergili gaucxoeba Cven Soris kidev ufro gaRrmavebuliyo. ruseTis mier 1991-1992 wlebis dekember-ianvarSi saxelmwifo gadatrialebis organizeba da SevardnaZis marionetuli reJimis moyvana saqarTveloSi, aseve Seesabameba zemoxsenebuli strategiuli gegmis konteqsts. xazgasmiT unda aRiniSnos, rom afxazeTSi SeiaraRebuli konfliqtis provocireba ruseTma mxolod 8 saxelmwifo gadatrialebis Semdeg moaxerxa, Tumca saqarTvelos mier damoukideblobis gamocxadebis Semdeg SetakebaTa gamowveva araerTxel scada. 1991-1992 wlebis saxelmwifo gadatrialebis Semdeg ruseTs Tavisufali moqmedebis saSualeba mieca, rogorc samarTlebrivi, aseve SeiaraRebuli operaciebis organizebis TvalsazrisiT. imave periodSi ruseTma, garkveulwilad, moaxerxa saerTo kavkasiuri saxlis aRmSeneblobisTvis daxarjuli energiis uaryofiTad damuxtva, roca Crdilo-kavkasielebi CaiTria afxazeTis xelovnurad inspirirebul konfliqtSi. aRsaniSnavia, rom garda geopolitikuri interesebisa, afxazeTis konfliqtSi Crdilokavkasielebis Cabma sxva aranakleb mzakvrul mizansac isaxavda, kerZod – sakuTari problemebidan CrdilokavkasielTa yuradRebis gadatanas saqarTveloze. 1991-1992 wlebis saxelmwifo gadatrialeba uprecedento iyo im mxriv, rom ruseTis specsamsaxurebis mier kontrolirebadma ukanono SeiaraRebulma jgufebma daamxes yvela arCeviTi organo, anu ara marto saqarTvelos pirveli prezidenti (romelic mxolod 6 Tvis win iyo arCeuli 87%-iT), aramed, agreTve, erTi wlis win arCeuli mravalpartiuli parlamenti da adgilobrivi xelisuflebis organoebi. amas mohyva mravalaTasiani mSvidobiani saprotesto aqciebi, imave SeiaraRebuli jgufebis mier demonstraciebis daxvreta, samoqalaqo omis - ”marTvadi qaosis” provocireba, Semdeg ki afxazeTis konfliqtis gaRviveba da sruli eskalacia. afxazeTis konfliqtTan dakavSirebul saerTaSoriso xelSekrulebaTa umravlesoba ruseTis AaSkara zewoliT aris miRebuli da SevardnaZis xelisufleba, zemoxsenebuli mizezebis gamo, rogorc wesi, usityvod emorCileboda kremlis diqtats. dasavleTi ruseTis mier organizebul am ganukiTxaobaze pasiurad reagirebda, radgan jer kidev Zlieri iyo ssrk-s modernizaciis proeqtis inercia. es gegma gulisxmobda ssrk-s gardaqmnas ”demokratiul”, daaxloebiT, 55 Statisagan Semdgar saxelmwifod, kremlis mmarTvelobis sayrdeni struqturis SenarCunebiT. ganaxlebuli fsevdodemokratiuli geopolitikuri monstris Camoyalibeba, bunebrivia, daTrgunavda evropuli erTobis ganviTarebas (am proeqtisadmi winaaRmdegobis mxriv aRsaniSnavia ”didi evropis” saxeliT cnobili saerTaSoriso komisiis maSindeli pozitiuri saqmianoba, 1992 wlis daniis referendumi da Jak Sirakis gamarjveba safrangeTis 1995 wlis saprezidento arCevnebSi). globalizaciis pirobebSi, cxadia, realoba swrafad da TiTqos moulodnelad icvleba, magram es cvlilebebi, arsebiTad, ar scildeba klasikuri geopolitikis principebs. satransporto, 9 sakomunikacio saSualebaTa gamartivebis, dedamiwis ”dapataravebis” fonze, aSkarad gamoikveTa kavkasiis, rogorc evropa-aziis damakavSirebeli regionis ekonomikuri funqcia, gansakuTrebiT, energetikuli da satranzito aspeqtebi. kaspiis auzis udidesi energetikuli potencialis Sesaxeb yvelasaTvis cnobilia. evropis mimarTulebiT naxSirwyalbadebis transportirebis umoklesi gza swored saqarTveloze gadis. samwuxarod, ruseTis zewolis gamo, dRemde ver xerxdeba am potencialis saTanadod amoqmedeba; Tumca, ukanasknel periodSi evropeli liderebi aRar eridebian kremlis mxilebas energetikul SantaJSi da, imedia, evropis energetikuli uzrunvelyofis diversifikaciaze muSaoba axlo momavalSi konkretul gadawyvetilebaTa miRebamde miva. amis aucilebloba namdvilad arsebobs. sakmarisia iTqvas, rom evrokavSiris mier importirebuli bunebrivi airis 50% aris mxolod sami qveynidan: ruseTi, alJiri, norvegia; aqedan 30% ruseTidan (avstria, poloneTi, fineTi, CexeTi, estoneTi 100%-iT ruseTidan maragdeba). xazgasmiT unda iTqvas, rom ruseTi saeqsporto airis did nawils iafad yidulobs TurqmeneTisgan da monopolistis poziciis SesanarCuneblad aqtiurad iyenebs politikuri zemoqmedebis berketebs TurqmeneTsa da yazaxeTze, agreTve, azerbaijansa da saqarTveloze, romlebmac gabedes da ruseTis gverdis avliT baqo-Tbilisi-arzrumis gazsadenis mSenebloba ganaxorcieles. jer kidev jorj buSi ufrosis prezidentobisas gaCnda idea transkaspiuri gazsadenis (“nabuqo”- NABUCCO) Sesaxeb, romlis saSualebiTac kaspiuri bunebrivi airi, kavkasiis gavliT, evropas miaRwevda (savaraudo gamtarianoba - 30 mlrd. m3 weliwadSi). Tumca, dRemde es proeqti mxolod proeqtad rCeba. msgavsi viTarebaa navTobis transportirebis mxrivac. evropis mier importirebuli navTobis 33% ruseTidanaa. baqo-Tbilisi-jeihanis navTobsadenis amuSavebamde azerbaijanic ki iZulebuli iyo, ZiriTadad, ruseTis gavliT gaetana navTobi (1999 wlidan 2004 wlamde azerbaijanuli navTobis eqsporti ruseTis gavliT 2 mln.- dan 300 aTas tonamde Semcirda). azerbaijanuli da kaspiuri navTobis evropaSi transportirebis mniSvnelovani gamartiveba SesaZlebelia Savi zRvis qarTuli da, meore mxriv, ukrainuli, ruminuli, bulgaruli portebis damakavSirebeli marSrutebisa, Tu milsadenebis proeqtTa ganxorcielebiT. 1997 wels bosforis srutis gavliT mTlianad gadaitvirTa 63 mln. t. navTobi, xolo 2005 wels – 140 mln. t. (swored bosfori gaiara rusuli navTobis mesamedma da yazaxuri navTobis naxevarma; sayuradReboa, rom 10 mxolod yazaxeTi 2015 wlisTvis gegmavs 150 mln. t.-mde gazardos navTobis mopoveba). cnobilia, rom did energetikul potencialTan erTad, kavkasias didi satranzito potenciali gaaCnia. amJamad evropul da aziur qveynebs Soris tvirTbrunva 2 trilion dolars gadascda. savaraudod, 2010 wlisTvis tvirTbrunva 1,5-jer gaizrdeba. 1996 wels evropa-azias Soris gadaziduli tvirTis moculobam ruseTis gavliT 40 milion tonas miaRwia, trasekas derefniT – 4,5 mln. t. sadReisod, trasekas marSrutiT (ukrainis, saqarTvelosa da azerbaijanis gavliT) yovelwliurad gadaitvirTeba 40 mln. tonaze meti (1996 welTan SedarebiT 10-jer gaizarda). prognozis mixedviT, 2010 wlamde es ricxvi 35-40%-iT gaizrdeba. saqarTvelos gavliT – 21 mln. t. (aqedan 14 mln. t. rkinigziT). arada teqnikuri potenciali 40 mln. tonas aRwevs. azerbaijanis gavliT gadazidulia 8,7 mln. t., Tumca am maCveneblis gaormagebis SesaZlebloba arsebobs. trasekas didi potenciali (rasac ukavSirdeba, agreTve, suamis ganviTareba-gafarToeba), bunebrivia, kremlis SeSfoTebas iwvevs, radgan rusuli marSrutebis realuri konkurenti swored trasekaa. am marSrutis sruli datvirTviT amuSaveba ruseTs, garkveulwilad, ”TamaSgare mdgomareobaSi” datovebs. Savi zRvis portebidan ramdenimea, romelsac didi tevadobis xomaldebis miReba SeuZlia (qarTuli foTi, Turquli stamboli, ukrainuli iliCevski, odesa da ruminuli konstanca. ruseTis teritoriaze aseTi porti ar aris. aRmosavleT SavizRvispireTis meore didi portic (baTumi) saqarTvelos ekuTvnis). saqarTvelosTvis rTulia misi geopolitikuri potencialis damoukideblad realizacia, rac, upirvelesad, aSS-sa da evropisgan seriozul politikur da sainvesticio mxardaWeras gulisxmobs. did ucxour investiciaTa mozidva ki, Tavis mxriv, SeuZlebelia saqarTvelos teritoriaze (gansakuTrebiT afxazeTSi) mougvarebeli konfliqtebis arsebobis SemTxvevaSi. 2005 wlis noemberSi evrokavSiris qveynebSi gamoqveynda axali satransporto proeqti: ”satransporto qseli mSvidobisTvis da ZiriTadi transevropuli RerZebis ganviTareba mezobeli qveynebisa da regionebis mimarTulebiT”. proeqti SemuSavebulia specialuri jgufis mier, romelsac evrokomisiis Tavmjdomaris eqs-moadgile l. de palasio xelmZRvanelobda. jgufis mier ganisazRvra evrokavSirisa da misi mezoblebis damakavSirebeli xuTi ZiriTadi RerZi, romelTagan ori (centraluri da samxreT-aRmosavleTis 11 RerZi) mniSvnelovan funqcias aniWebs, kavkasiis gavliT, evropaaziis damakavSirebel marSrutebs. yovelive zemoTqmulidan gamomdinare, naTelia, rom evropisa da saqarTvelos (da, Sesabamisad, kavkasiis) TanamSromlobas didi perspeqtiva aqvs, magram urTierTdaaxloebis gzaze mTavar dabrkolebad isev rCeba saqarTvelos teritoriuli problemebi, upirvelesad ki, afxazeTis konfliqtis mougvarebloba. saqarTvelos mier afxazeTis problemis gadaWra katastrofis tolfasi iqneba imperiuli kremlis kavkasiuri politikisTvis. swored amitom mtruli Zalebis mier amoqmedebulia yvela berketi Cvens qveyanaSi destabilizaciis misaRwevad (amas adasturebs TiTqmis orwliani ekonomikuri embargo, Sidapolitikuri dapirispirebis provocireba da a.S). saqarTvelos teritoriuli mTlianobis aRdgenisTvis gadamwyveti mniSvneloba aqvs afxazeTSi amJamad moqmedi gaeros samSvidobo misiis formatSi cvlilebaTa Setanas (mag. ruseTis samSvidobo Zalebis Canacvleba saerTaSoriso, kerZod, evrokavSiris specialuri kontingentiT). aseT sakiTxebze gaamaxvila yuradReba saqarTvelos prezidentma 2007 wlis 27 seqtembers gaeros generaluri asambleis sxdomaze gamosvlisas. Aamis pasuxad, swored im dRes saqarTveloSi telekompania “imedis” pirdapir eTerSi gamoiyvanes yofili Tavdacvis ministri irakli oqruaSvili, romelmac skandaluri, prezidentis Seuracxmyofeli ciliswamebebi gaavrcela (oqruaSvili amJamad did korufciul garigebaTa organizebaSia mxilebuli). telekompania “imedis” maSindeli mflobeli badri patarkaciSvili ar malavda Tavis ambiciebs da acxadebda: “bolo xanebSi prezidenti mixeil saakaSvili sul ufro da ufro Sordeba Cemeul idealebs ... zustad amis gamo ganviTarda konfliqti Cemsa da aRmasrulebel xelisuflebas Soris”- http: //geotimes.ge. 2007 wlis 7 noembers ki 96%-iT arCeuli prezidentis Sesaxeb ganacxada: “dRes mTeli saqarTvelos winaSe, mTeli msoflios winaSe man legitimuroba dakarga ... aravis Seeparos eWvi, rom mTeli Cemi Zalisxmeva, mTeli Cemi finansuri resursebi, bolo TeTris CaTvliT, saakaSvilis faSisturi reJimisgan saqarTvelos gasaTavisufleblad iqneba gamoyenebuli”- www.newsgeorgia.ge (SedarebisTvis, cnobili oligarqis qoneba 12- mlrd. dolaramdea Sefasebuli, saqarTvelos biujeti ki 3,2 mlrd. dolars ar aRemateba). daskvnis saxiT SegviZlia vTqvaT, rom, Cveni Rrma rwmeniT, ganwirulia garkveuli Zalebis mcdeloba, afxazeTi rogorme CamoaSoron saqarTvelos. amis Tqmis saSualebas gvaZlevs Cveni warmatebuli Tanacxovrebis saukunovani tradicia, mWidro 12 naTesauri kavSirebi da is faqti, rom afxazebs masobrivad ar miuRiaT monawileoba sisxlisRvrasa da eTnowmendaSi. damoukidebeli saqarTvelos xelisufleba yovelTvis cdilobda maqsimalurad gaeTvaliswinebina afxazi eTnosis interesebi (konfliqramde afxazeTis mosaxleobis 17%-s 28 adgili hqonda avtonomiuri respublikis sakanonmdeblo organoSi, xolo 46%-s 26 adgili). Tbilisi dResac mzadaa maqsimalurad farTo uflebebi mianiWos afxazeTis avtonomiur resublikas, imoqmedos mSvidobiani meTodebiT da maqsimalurad gamoiyenos samarTlebrivi berketebi, saerTaSoriso sasamarTloebi devnilTa, agreTve, afxazeTSi amJamad mcxovrebTa uflebebis dasacavad. rogorc zemoT ukve iTqva, kosovoSi albanelTa eTnowmenda ganxorcielda da dasavleTis mier kosovos damoukideblobis aRiareba niSnavs eTnowmendis msxverplis mxardaWeras, xolo afxazeTSi momxdari eTnowmendis msxverpli qarTveli mosaxleobaa da afxazeTis damoukideblobis aRiareba eTnowmendis organizatorTa waxaliseba iqneba. xazgasmiT unda iTqvas, rom kremli, faqtobrivad, eTnowmendis organizatorTa mTavari dasayrdenia. swored amitom, kremlis mier afxazeTis faqtobrivi aneqsiisken mimarTuli politikis winaaRmdeg brZolaSi saqarTvelos esaWiroeba dasavleTis, evro-atlantikuri aliansis politikuri mxardaWera. saqarTvelo imsaxurebs amas, radgan qarTvelma xalxma, xelisuflebasTan erTad, SeZlo mravali provokaciis daZleva da dResac agrZlebs gzas demokratiuli ganviTarebisken, evro-atlantikuri integraciisken. saqarTvelos daxmareba mTlianad regionis mxardaWeras niSnavs. kavkasia, rogorc evropa-aziis damakavSirebeli rgoli, TandaTan sul ufro mniSvnelovani xdeba. regionis geopolitikuri da mineraluri resursebi iZleva imis Tqmis saSualebas, rom dasavleTi marTlac perspeqtiul mokavSireebs SeiZens kavkasiis saxelmwifoTa saxiT. saqarTvelos mier teritoriuli mTlianobis aRdgena, Cveni qveynisTvis, da mTlianad kavkasiisTvis, niSnavs gadamwyveti nabijis gadadgmas stabilizaciisken, demokratiuli, ekonomikuri procesebis swrafi ganviTarebisken, evropuli integraciisken. amave dros, evropisTvis da Crdilo-atlantikuri aliansisTvis saqarTvelos daxmareba afxazeTis konfliqtis mogvarebaSi niSnavs dasavluri Rirebulebebis mxardaWerasa da damkvidrebas am regionSi, radgan didi Zalisxmeva, romelsac moiTxovs eTnowmendis. Sedegebis aRmofxvra, adamianis uflebebis masobriv darRvevaTa aRkveTa da a.S. swored dasavlur Rirebulebebs unda daefuZnos. … 13
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Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 1 La Russie dans le Caucase Sud, Une « chasse non gardée » Conférence de presse sur l’Abkhazie, 9 avril 2008 La Russie de Vladimir Poutine a choisi de se concentrer sur la promotion de ses intérêts nationaux économiques. Tel est l’enjeu véritable de la politique étrangère russe depuis 2000 et la base du consensus en ce domaine au sein de l’élite politique. Le calcul est simple : le pays disposant d’un avantage économique comparatif considérable, en raison notamment de ses richesses énergétiques, il convient non seulement de les valoriser à court terme afin d’en tirer des gains financiers substantiels, mais aussi de les préserver et les transposer en termes de puissance sur la scène internationale. Ainsi, théoriquement, l’engagement économique est supposé servir une finalité politique. Les résultats cependant ne sont pas aussi évidents ou immédiats. Appliqué par la Russie à l’essentiel de ses relations extérieures – en CEI (Asie centrale, Caucase du Sud, Ukraine et Biélorussie), dans les Balkans, vis-à-vis de l’Union européenne mais aussi à l’égard de l’Iran et de la Chine (même si pour ces pays l’idée devrait être nuancée), ce schéma ou principe directeur ne paraît pas être mené jusqu’au bout de sa logique, ou du moins pas encore et pas de manière générale. Dans le Caucase du Sud, par exemple, les gains politiques russes ou les gains de puissance se font attendre. La Russie en retrait dans le Caucase Sud Au cours des années 1990, le Caucase Sud, chasse gardée de la Russie par héritage soviétique, a fait l’objet de nombreuses interventions. Terrains fertiles en la matière, les Etats nouvellement indépendants ont vu se multiplier les actions et engagements russes visant à créer une situation selon une stratégie définie. Ainsi, la Russie a-t-elle soutenue militairement l’Arménie contre l’Azerbaïdjan sur le Nagorno-Karabagh ; de même est-elle derrière l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud contre la Géorgie. L’Etat russe, en l’occurrence, est acteur des événements. _ Montée des tensions en Géorgie Au fur et à mesure des années, dès la première moitié de la décennie 2000, alors que les conflits sont gelés, les situations largement bloquées, la Russie se fait moins active. Elle ne peut rien faire, si ce n’est sauver l’honneur, lorsque Mikhaïl Saakashvili prend le pouvoir à Tbilissi et récupère le contrôle de l’Adjarie en 2004. En Abkhazie, la même année, elle ne se rend compte que tardivement de la popularité de l’actuel président Sergueï Bagpach, qui n’est pas antirusse mais qui défend des Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 2 positions plus neutres et moins orientées vers Moscou. Les quelques personnalités de Russie qui ont des intérêts substantiels en Abkhazie réagissent alors afin d’assurer une transition équilibrée du pouvoir. Finalement l’autre candidat, qui peut être dans le contexte abkhaze de 2004 qualifié de « prorusse » et qui avait été officiellement soutenu par le président Poutine, Raul Khajimba devient vice-Président à la suite d’un accord dont la médiation a été assurée par des envoyés du Kremlin1. Le nouveau Premier ministre, cependant, Alexander Ankvab, ancien ministre de l’Intérieur, est un allié du président. Par la suite, particulièrement à l’égard de la Géorgie, la politique russe est, faute de mieux, surtout réactive : les relations bilatérales se dégradent, les crises se multiplient entre 2005 et 2007 : survols par des avions russes de l’espace géorgien, tirs (ou chute) de missiles russes en territoire géorgien, embargo sur le vin décrété par Moscou, discriminations et violences contre les Géorgiens en Russie, expulsion d’agents russes, fermeture de la frontière. Les raisons, à priori, sont assez évidentes : Moscou s’inquiète des orientations atlantistes et européennes de Tbilissi, qui, de son côté se montre plus volontaire dans son opposition à la politique russe de soutien explicite aux entités sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud par le biais des soi-disant soldats du maintien de la paix stationnés dans ces zones. Cela est-il suffisant cependant pour expliquer une telle montée des tensions ? Peutêtre faut-il ajouter, à l’appui des positionnements russes, la prise de conscience de son éviction politique de Géorgie, ce qui a pu provoquer, à la manière d’une fuite en avant, des réactions excessives et plus agressives. _ Désengagement politique de la Russie Aujourd’hui, la Russie tend à prendre de la distance : ses interventions et réactions sont plus rares ou susceptibles d’être mieux choisies. Le temps paraît à l’apaisement avec la Géorgie : le 18 mars dernier, le gouvernement russe a annoncé le rétablissement des vols, devenu effectif le 25. Par ailleurs, le récent réveil de l’opposition géorgienne n’est probablement pas manipulé par Moscou, même s’il pourrait être récupéré ; rien ne le laisse penser en tout cas au vu des événements et déclarations des acteurs. En Azerbaïdjan, la diplomatie russe est en perte de vitesse depuis 2006. Jusqu’alors et principalement depuis l’avènement du jeune Ilham Aliev à la présidence en 2003, Moscou a cru pouvoir se présenter en partenaire incontournable du nouveau pouvoir et a multiplié les offres de collaboration, sur le statut de la mer Caspienne par exemple, en matière énergétique et dans le domaine militaire, sans pour autant pouvoir ou vouloir concrétiser ses engagements. La Russie en effet, faute de moyens, ne dispose plus de leviers d’influence en Azerbaïdjan qui est parvenu cependant, grâce à un positionnement international ouvert, à transformer en indépendance politique, économique et militaire, d’indéniables et d’abondants atouts énergétiques. Enfin, en Arménie, les élections présidentielles du 19 février 2008 n’ont pas posé de difficultés majeures. Le Kremlin, vraisemblablement et aux dires de plusieurs interlocuteurs en Russie, aurait réagi si l’Occident, à 1 Entretien de Laurent Vinatier, Moscou, novembre 2007. Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 3 savoir les Etats-Unis ou l’Union européenne, avait cherché à promouvoir la candidature et la victoire de Levon Ter-Petrossian. Non pas que la Russie se désintéresse de cette région de son étranger proche, mais elle se contente de ses positions acquises. La Russie, dans le Caucase Sud, n’a pas de volonté impériale, au sens politique et militaire du terme. D’une part, sa sécurité, notamment dans le Caucase Nord, ne dépend plus d’éléments et forces issus du sud Caucase. La gorge de Pankissi qui a abrité des combattants tchétchènes et a servi de couloir aux approvisionnements de la résistance au début de la seconde guerre de Tchétchénie ne pose plus problème depuis la mort au Daghestan du chef de guerre Rouslan Guelaev en 2003 et de l’affaiblissement des réseaux islamistes en provenance des Etats arabes du Golfe à peu près à la même date ; l’islam radical en Azerbaïdjan, à la fois sunnite et chiite, n’a jamais manifesté de solidarité explicite et sérieuse avec la guérilla tchétchène. D’autre part, les risques susceptible de menacer les positions russes dans la zone ne sont pas d’actualité : il ne faut guère s’attendre à court terme à une révolution colorée en Arménie ; il est peu probable également que l’Azerbaïdjan accepte d’accueillir une base militaire américaine et que la Géorgie se voit proposée un calendrier rapide d’intégration au sein de l’OTAN. Une volonté de retour par l’économie ? Les priorités russes se veulent avant tout économiques et commerciales. De manière significative, le prix du gaz a ainsi augmenté pour les trois Etats de la région. Certes, les proportions ont été différentes, en fonction des antécédents politiques de chacun avec la Russie : l’Arménie a réussi à négocier sans trop de difficultés du gaz à 110$ les 1000 mètres cube pour 2007, alors que la Géorgie et l’Azerbaïdjan doivent acquitter un peu plus du double pour des approvisionnements néanmoins en très nette diminution. Cette hausse générale des tarifs cependant révèle un revirement stratégique de Moscou, qui tend à délaisser une approche politique a priori et préfère se concentrer sur l’acquisition d’intérêts économiques et industriels locaux, là ou cela est possible, à savoir essentiellement, pour l’instant, en Arménie et au sein des Etats sécessionnistes. _ En Arménie. Les autorités de Russie n’ont pas manifesté un intérêt très marqué pour les élections présidentielles arméniennes de février dernier2. Elles auraient vu sans doute alors que le sentiment général de la population arménienne n’est pas foncièrement opposé à Levon Ter-Petrossian. Mais il n’y a aucun travail sociologique sur les Etats, l’Arménie en particulier, sensés être les cibles de l’influence russe. Ce n’est pas tant un manque de compétences qu’un constat d’impuissance politique : aujourd’hui, la république caucasienne ne vaut plus les efforts consentis ou qui seraient à fournir par 2 Entretien de Laurent Vinatier, Moscou, janvier 2008. Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 4 la Russie. Il est impossible par exemple de rivaliser avec le montant de l’aide américaine ; compte tenu de plus de l’environnement géographique du pays, celui-ci doit nécessairement s’entendre, pour survivre économiquement et faire passer ses produits, avec ses voisins turcs et azéris, et donc avec les Occidentaux. La stratégie politique de la Russie en Arménie en somme est réduite au minimum, à savoir assurer l’élection d’un président qui ne soit pas hostile à Moscou. Sur le plan économique, à l’inverse, la Russie se montre plus entreprenante. Sous l’impulsion de Modest Kolerov, ancien conseiller de l’administration présidentielle en charge des rapports interrégionaux et culturels (démis de ses fonctions en 2007) elle avait ainsi déjà récupéré plusieurs biens industriels, dont les réseaux de distribution énergétique, en paiement de la dette gazière arménienne. Or les prix d’approvisionnement devant continuer à augmenter, ce processus est appelé à s’amplifier. Peu importe même que ces acquisitions se soient révélées peu productives et nécessitent encore des investissements considérables, seule la prise de contrôle paraît compter. C’est en tout cas ce que semble indiquer également le dernier mouvement en la matière, à savoir la cession par l’Arménie à une société russe, la compagnie des chemins de fers du Caucase Sud, affiliée aux chemins de fers de Russie sous la direction de Vladimir Iakounine, la gestion de son réseau ferré national. La transaction de 57 millions de dollars signée le 13 février 2008 vaut pour 20 ans, avec la possibilité de prolonger d’une durée similaire. En contrepartie, l’acheteur, c'est-à-dire indirectement l’Etat russe, s’engage à moderniser et rénover les infrastructures. _ En Géorgie. Il ne faut pas surestimer le niveau de l’influence russe en Géorgie. Les conflits d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud gelés depuis 1992 et instrumentalisés par la Russie n’ont pas empêché l’avènement à Tbilissi d’une équipe ouvertement pro-occidentale à la fin 2003. Les bases militaires russes de Batoumi et d’Alkhalkalaki, qui sont en cours de démantèlement, n’ont jamais véritablement, au moins au cours des années 2000, eu d’impact politique sur la situation géorgienne. De même, les récentes pressions économiques et militaires (embargo sur le vin, chute d’un missile) n’ont pas dissuadé les Géorgiens de poursuivre leur politique d’intégration au sein des alliances de l’Ouest, l’OTAN notamment. Quant à une reprise des hostilités, qui serait initiée de Moscou, il est loin d’être certain que la Russie y ait intérêt. La statu quo est beaucoup plus avantageux, ainsi que l’affirment la plupart des analystes et commentateurs russes spécialistes des affaires caucasiennes3. Au fond, la Russie est depuis assez longtemps désengagée politiquement de Géorgie (entendue ici sans l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud), sans que les décideurs en aient eu tout à fait conscience. En revanche, sa présence économique qui concerne des secteurs considérés comme stratégiques n’a été et n’est nullement négligeable. La compagnie publique russe d’électricité RAO UES contrôle ainsi depuis 2003 la société géorgienne Telasi de distribution électrique et a vu l’accord de coopération renouvelé en 2005 pour cinq ans. Il est vrai que les relations économiques s’étant largement 3 Entretien de Laurent Vinatier, Moscou, janvier 2008. Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 5 dégradées en 2006 et 2007, sans doute des acquisitions russes de biens industriels géorgiens ne sontelles pas envisageables à court terme. Cela dit, compte tenu de l’apaisement qui semble s’imposer depuis peu et dans le contexte du retrait politique russe, l’économie restera un biais normalisé et effectif de coopération. _ Au sein des entités sécessionnistes L’indépendance du Kosovo a été révélatrice du degré d’engagement russe en Abkhazie, en Ossétie du Sud et dans le Nagorno-Karabagh. D’une part, il n’est pas question à Moscou, parmi les cercles dirigeants, de reconnaître les entités sécessionnistes de Géorgie (Ossétie du Sud, Abkhazie), de Moldavie (Transnistrie) et d’Azerbaïdjan (Nagorno-Karabagh). Cette position avait été clairement établie dès 2007 et est maintenue aujourd’hui, alors que le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance le 17 février 2008. Le Kremlin fait valoir aux séparatistes sud caucasiens, essentiellement l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, que leur indépendance ne vaudrait rien, à l’instar de Chypre Nord, si la Russie seule les reconnaissait. L’indépendance d’un Etat ne repose in fine que sur la reconnaissance accordée par plusieurs puissances mondiales, dont les Etats-Unis et la plupart des Etats membres de l’Union européenne4. Cependant, dans le même temps, Moscou envisage d’intensifier les coopérations et partenariats économiques avec l’Abkhazie. C’est le sens symbolique de la levée unilatérale (et illégale) le 6 mars 2008 par la Russie des sanctions économiques contre Soukhoumi prises par les douze présidents de la CEI à l’unanimité en 1996. Par cette annonce, l’Etat russe indique clairement l’orientation de ces engagements futurs dans la région. Il ne s’agit pas tant d’une innovation, car de toute façon les sanctions économiques n’étaient pas respectées, mais bien d’un affichage politique ou un ersatz d’une reconnaissance laquelle en elle-même, notamment en raison de l’apaisement nécessaire avec la Géorgie, est impossible pour la Russie. Il est probable en effet qu’à l’approche des grands travaux préparatoires des jeux olympiques de Sochi en 2014, les sociétés russes multiplient les acquisitions et développent des joint-ventures en Abkhazie. _ En Azerbaïdjan La situation de la Russie en Azerbaïdjan est plus complexe. Son poids politique et économique est moindre que celui des Occidentaux. Faiblement engagée dans l’exploitation et la commercialisation des ressources énergétiques azéries, elle n’a pas pu profiter de positions d’influence pourtant facilement accessibles. En 2006, conscientes de cet échec diplomatique, les autorités russes ont voulu réagir et ont actionné les deux leviers disponibles, à savoir le prix des livraisons de gaz et le statut des émigrés azéris en Russie. Bakou a résisté, d’une part en accélérant la mise en production de ses 4 Entretien de Laurent Vinatier, Moscou, janvier 2008. Intervention de Laurent Vinatier, chercheur associé à l’Institut Thomas More. 6 propres réserves à Shah Deniz, ce qui a permis de réduire les importations de Russie ; et d’autre part en se préparant à accueillir les émigrants azéris qui pourraient être chassés de Russie. Les relations aujourd’hui, comme avec la Géorgie, s’apaisent. Il va sans dire néanmoins que l’acquisition éventuelle par la Russie de biens industriels en Azerbaïdjan est encore largement prématurée. Mais c’est là le signe d’un ajustement possible de la politique étrangère russe qui ne vise non plus à faire jouer le rapport de force mais à privilégier les rapprochements économiques beaucoup plus bénéfiques. Conclusion L’économie est appelée à jouer un rôle plus important, si ce n’est majeur, au sein des relations extérieures de la Russie sous l’impulsion de Dmitri Medvedev, président élu le 2 mars 2008. Ce mouvement ne date pas évidemment de sa nomination ; il croît avec la montée en puissance de Gazprom sur la scène mondiale depuis quelques années déjà. A l’instar du géant gazier russe, la priorité de la Russie actuellement, par l’intermédiaire de ses sociétés publiques, tend à cibler les acquisitions de biens industriels à l’étranger. Il est intéressant de constater que les premiers et principaux résultats en ce domaine concernent des Etats alliés, politiquement proches et dépendants de Moscou. Ainsi, le lien politique privilégié sert de base à la prise d’influence économique. Les cas arménien mais aussi biélorusse (acquisition par Gazprom de 50% de Beltransgaz) et serbe (contrôle de la distribution énergétique par Gazprom) sont, en cela, éloquents et révélateurs, sans même évoquer les Etats sécessionnistes du Caucase Sud. Ailleurs, vis-à-vis d’Etats plus indépendants, les débuts sont difficiles, comme en Azerbaïdjan et en Géorgie. De plus, force est de remarquer que les finalités sont aussi politiques : il est clair qu’en acquérant des biens aussi stratégiques que des compagnies de transport ou de production énergétique nationale, les autorités russes verrouillent l’allégeance des Etats visés. Ceux-là auront à l’évidence une marge de manoeuvre beaucoup plus restreinte. Mais il reste à déterminer l’usage que la Russie peut faire de ces alliances consolidées. La Serbie, dans les Balkans, n’est pas la seule clé de la stabilité, d’autant qu’économiquement la Russie n’a nullement intérêt à l’instabilité. Dans le Caucase Sud, l’Arménie n’a pas de position stratégique particulière. Quel avantage politique la Russie retire-t-elle de cette proximité renforcée avec l’Arménie ? Finalement il se peut que les manoeuvres russes d’achat n’aient qu’une finalité économique. En Géorgie par exemple, le contrôle d’une partie de la distribution électrique par le biais de Telasi ne confère pas à la Russie de poids politique supérieur. Les règles du marché continuent de fonctionner ; RAO UES s’y plie et en tire des bénéfices purement économiques. tomas moris institutis asocirebuli mecnier TanamSromlis loran vinasies gamosvla. ruseTi samxreT kavkasiaSi, `eqskluziurad SenarCunebuli regioni~ 2009 wlis 9 aprilis preskonferencia. putinis ruseTma nacionaluri ekonomiuri interesebis irgvliv moaxdina koncentrireba. swored es warmoadgens ruseTis sagareo politikis realur mizans da politikur elitaSi konsensusis miRwevis safuZvels. martivi gaangariSebaa: qveyanas, romelsac gaaCnia mniSvnelovani ekonomiuri upiratesoba, SeuZlia gamoiyenos is ara marto didi finansuri mogebisaTvis, aramed saerTaSoriso asparezze Zalauflebis mopovebisTvis. regionSi ruseTis ekonomikuri aqtivoba savaraudod politikuri miznis emsaxureba. magram Sedegebi cxadia da swrafad misaRwevi rodia. sagareo urTierTobebSi dsT-Si, (centraluri azia, samxreT kavkasia, ukraini da belorusia) balkaneTSi, evrokavSirs qveynebTan mimarTebaSi, aseve iransa da CineTSi am sqemas konkretuli logikuri Sedegi ar gamouRia, yovel SemTxvevaSi am etapze mainc. magaliTad, samxreT kavkasiaSi ruseTis politikuri aqtivobis konkretuli Sedegi jer-jerobiT ar Cans. ruseTis politikuri ukandaxeva samxreT kavkasiaSi 1990 wels samxreT kavkasia, ruseTis mier sabWoTa memkvidreobidan eqskluziurad SenarCunebuli regioni, mravali intervenciis obieqtad iqca. am TvalsazrisiT xelsayreli niadagia axali damoukidebuli saxelmwifoebi, sadac gavleniani poziciis mopovebis mizniT ruseTis strategiuli qmedebebis gansakuTrebiT gaxSirda. amitom iyo, rom ruseTma, yarabaxSi, azerbaijanis winaaRmdeg brZolaSi somxeT samxedro mxardaWera aRmouCina. analogiur interesebs avlens ruseTi saqarTvelos konfliqturi regionebis mimarT (afx. samx. oseTi). am mimarTulebiT regionSi ruseTi erTaderT monawiled rCeba. saqarTveloSi daZabulobis eskalacia 2000 wlidan konfliqtebis gayinvisa da situaciis CixSi Sesvlis Semdeg ruseTis politikuri aqtivoba sustdeba: saakaSvilis xelisuflebaSi mosvlam da 2004 w. aWaraze kontrolis dawesebam faqtiurad SeuZlebeli gaxada ruseTis politikuri imijis dacva. ruseTi gvian mixvda afxazeTSi axlandeli prezidentis sergei baRafSis. popularobas, romelic marTalia antirusuli politikiT ar gamoirCeva, magram ruseTze nakleborientirebuli da neitraluri poziciis mqonia. afxazeTSi xelisuflebis mSvidobiani Secvlis mosurne maRalCinosnebi bolo dros gansakuTrebuli aqtiurobiT gamoirCevian. Sedegad, raul xajinba prezidentobas meore kandidati, romelic 2004 wlis afxazur konteqstSi, SeiZleba daxasiaTdes, rogorc `prorusuli~ da romelsac oficialurad mxars uWerda prezidenti putini, vice prezidenti gaxda; unda iTqvas, rom axali premier ministri, yofili Sinagan saqmeTa ministri, aleqsandre anqvabi, baRafSis mokavSirea. am arasaxarbielo situaciis fonze ruseTis politika saqarTvelos mimarT gansakuTrebiT reaqtiuli xasiaTiT gamoirCeva. ormxrivi urTierTobebi uaresdeba; 2005-2007 ww-Si krizisebis ricxvi izrdeba, rasac moaswavebs: rusuli TviTmfrinavebis frena qarTul sivrceSi, rusuli balistikuri raketebis vardna qarTul teritoriaze, moskovis mier qarTul Rvinoze embargos daweseba, ruseTSi qarTvelebis diskriminacia da maTze ganxorcielebuli Zaladoba, rusi agentebis gaZeveba, sazRvrebis daketva. mizezebi apriori naTelia: ruseTis SeSfoTebas iwvevs Tbilisis evroatlanturi orientacia. Tavis mxriv Tbilisi, sul ufro Tavisuflad upirispirdeba rusul politikas. ruseTi araorazrovnad uWers mxars separatistul afxazeTs da samxreT oseTs da am mizniT am zonaSi ganlagebul e.w. samSvidobo jarebs iyenebs. aris Tu ara es sakmarisi daZabulobis aseTi gaZlierebis asaxsnelad? am faqts SesaZloa daematos is garemoeba, rom amuamindeli mdgomareobidan gamomdinare rusuli mxare TvalnaTliv acnobierebs saqarTvelos politikuri scenidan (aspirezidan) misi aSkara gamoriyvis faqts, rasac SesaZloa umokles vadaSi ruseTis mxridan sakmaod mwvave da agresiuli reaqciebi mohyves. ruseTis politikuri interesebi daTmoba kavkasiaSi dRes ruseTi distancirebulia: misi intervenciebi da reaqciebi ufro iSviaTia an ukeT SerCeuli. TiTqos saqarTvelosTanac Tbeba urTierToba. 18 marts ruseTis mTavrobam frenis aRdgenis Sesaxeb gancxadeba gaakeTa, rac 25 marts ukve aRsrulda, qarTuli opoziciis gamoRviZeba savaraudod moskovis mier ar unda iyos manipulirebuli, Tundac is mis aqtivSi iwerebodes. yovel SemTxvevaSi, roca vuyurebT movlenebs da gamomsvleTa gancxadebebs, amas araferi gvafiqrebinebs. azerbaijanSi 2006 wlidan rusuli diplomatia Sesustebulia. 2003 wlis axalgazrda ilham alievis xelisuflebaSi mosvlis Semdeg moskovma axali xelisufleba Tavis udavo partniorad miiCnia da xSirad sTavazobs TanamSromlobas, magaliTad, kaspiis zRvis statusTan dakavSirebiT, energetikul da samxedro sferoSi ise, rom arc ucdia Tavisi moTxovnaTa dakonkreteba. ruseTs aRar gaaCnia gavlenis berketebi azerbaijanSi; am qveyanam Ria saerTaSoriso bazris wyalobiT SesZlo udavo energetikuli upiratesobis damoukidebel ekonomiur da samxedro politikad gardaqmna. bolos, somxeTSi, 2008 wlis 18 Tebervlis saprezidento arCevnebs didi sirTuleebi ar mohyolia. levon ter-petrosianis mravali politikuri Zalis gancxadebiT, aSS-s da evrosabWos politikaze ireagira. es moxda ara imitom, rom ruseTs ar ainteresebda es regioni, aramed uTuod imitom, rom mopovebuli poziciebiT dakmayofilda. samxreT kavkasiaSi ruseTs aRar aqvs imperiuli Zala am sityvis politikuri da samxedro mniSvnelobiT. misi usafrTxoeba, CrdiloeT kavkasiaSi samxreT kavkasiis Zalebze ar aris damokidebuli. pankisis xeoba, romelsac CeCenma mebrZolebma Seafases Tavi da romelic 2003 wlis dasawyisSi CeCneTis meore omis dros, winaaRmdegobis derefnad gamoiyeneboda, daRestanSi savale meTauris, ruslan gelaevis daRupvis Semdeg mas problemebs aRar uqmnis. amasTan erTad, daaxloebiT amave periodSi arabuli warmoSobis islamisturi Zalebi Sesustda. azerbaijanis radikalur islams, sunitebs da Siitebs CeCeni partizanebis mimarT arasodes gamouxatavT seriozuli da cxadi solidaroba. am zonaSi ruseTis poziciebs safrTxe TiTqos ar emuqreba. mokle xanSi somxeTSi feradi revolucia mosalodneli ar aris. Tumca SesaZlebelia azerbeijani daTanxmdes amerikis samxedro bazebs, saqarTvelo ki uaxloes xanSi natoSi gawevrianebas elodeba. ekonomiuri gziT dabrunebis survili? rusuli prioritetebi upirveles yovlisa ekonomiuri da komerciul pretenziebs ukavSirdeba, regionis sami saxelmwifosaTvis gazis fasi mniSvnelovnad gaizarda. Tumca TiToeuli maTganis ruseTTan gatarebuli politikis gamo Sefardeba (proporciebi) gansxvavebuli iyo; somxeTma garTulebis gareSe moaxerxa gazis fasze vaWroba da 2007 wlis 100 kuburi metri 110 dolarad miiRo, maSin roca saqarTvelom da azerbaijanma unda gadaixados ormagze cota meti. tarifis es zogadi zrda naTelyofs moskovis srul stategiul gardatexas, rac apriori uaryofs politikur midgomas da iq, sadac es SesaZlebelia koncentrirebas axdens mzard lokalur ekonomiur da industriul interesebzec, iq, sadac es SesaZlebelia, saxeldobr somxeTSi da separatistul regionebSi. somxeTSi ruseTis xelisuflebas somxeTSi Catarebuli Tebervlis saprezidento arCevnebis mimarT mniSvnelovani interesi ar gamouCenia. maT aSkarad dainaxes, rom somexi xalxis zogadi ganwyoba ter-petrosianis winaaRmdeg arsebiTad ar iyo mimarTuli. ruseTis interesebis sferoSi Semaval qveynebze gansakuTrebiT somxeTze ruseTis mxridan araviTari konkretuli sociologiuri gavlenis mcdeloba ar aRiniSneba. es imdenad kompetenturobiT ar aris gamowveuli, ramdenadac politikuri ususurobis bralia: dRes kavkasiis respublikaSi politikuri gavlenis mopovebis garantias erToblivi, miT umetes ruseTis xelisuflebiT nasazrdoebi Zalixmeva aRar warmoadgens. magaliTad, SeuZlebelia mzardi amerikuli daxmarebisTvis konkurenciis gaweva. qveynis adgilmdebareobis gaTvaliswinebiT ekonomikuri gadarCenisTvis da sakuTari produqciis sazRvargareT gatanis mizniT somxeTma aucileblad unda monaxos saerTo ena mezobel TurqeTTan da azerbaijanTan, maSasadame dasavleTis qveyneb- Tanac. saerTo jamSi ruseTis politikuri strategia somxeTSi minimumamdea dayvanilia da am etapze moskovis mimarT aramtrulad ganwyobili prezidentis arCeviTRa Semofargleba. samagierod ekonomikur planSi somxeTi ufro meti qmediTunarianobiT gamoirCeva. regionTaSoris da kulturul urTierTobaTa dargSi prezidentis administraciis yofili marCevelis (2007 w. Tanamdebobidan gadamdgari) modest kolerovis uSualo xelSewyobiT ruseTma kontroli aRadgina mraval industriul obieqtze maT Soris sadistribucio energoqselze, ruseTis mier somxeTis gazis davalianebis dafarvis sanacvlod. ruseTidan importirebul energoresursebze fasebis zrda, rogorc Cans momavalSi zemoTaRniSnuli procesis masStaburobas Seuwyobs xels. miuxedavad imisa, rom ruseTis mier SeZenili industriuli qoneba naklebproduqtulobiT gamoirCeva, Tavis mxriv mniSvnelovan investiciebs saWiroebs, mniSvnelobis mqone erTaderT garemoebad mxolod kontrolis daweseba rCeba. swored amaze moaniSnebs am mimar- TulebiT gakeTebuli ruseTis ukanaskneli svla, saxeldobr, erT-erTi rusuli kompaniisTvis, kerZod vladimir iakuninis daqvemdebarebaSi arsebuli ruseTis sarkinigzo kompaniis qselSi CarTul samxreT kavkasiis sarkinigzo kompaniisTvis, somxeTis erovnuli sarkinigzo qselebis gadacema. 57 milionian (20 wlian) SeTanxmebis xeli moewera 2008 wlis 13 Tebervals aRniSnuli vadis amdenave droT gagrZelebis perspeqtiviT. arapirdapiri myidveli, e.i. ruseTi somxeTis winaSe obieqtis infrastruqturis modernizebisa da keTilmowyobis valdebulebas iRebs. saqarTveloSi ar unda gadavaWarboT saqarTveloSi ruseTis gavlenis Sefasebisas. ruseTis mier iaraRad gamoiyenebulma, 1992 wlis Semdgom afxazeTisa da samxreT oseTis gayinulma konfliqtebma xeli ver SeuSales TbilisSi prodasavluri Zalebis xelisuflebaSi mosvlas. amJamad demontaJis procesSi myof, baTumisa da axalqalaqis samxedro bazebs saqarTvelos mdgomareobaze araviTari politikuri gavlena ar mouxdeniaT. ufro metic bolo xanebSi momZlavrebulma ekonomikurma da samxedro zewolam xeli ver aaRebina qarTvelebs dasavlur aliansebSi, saxeldobr natoSi integraciaze. ruseTis mxridan konfliqtur mxareebs Soris daZabulobis eskalaciis inspirireba naklebsavaraudoa, rom Tavad ruseTis interesebSi Sediodes. am etapze status kvo misTvis bevrad ufro xelsayrela, rogorc amas amtkiceben kavkasiis saqmeTa specialistebi da analitikosebi. sinamdvileSi ruseTma didi xania saqarTveloSi sakuTari politikuri interesebi daTmo (ra Tqma unda afxazeTisa da oseTis garda), ise rom gadawyvetilebis mimRebma pirebma es Tavadac ver gaacnobieres. samagierod, sakmaod sayuradReboa strategiulad miCneul seqtorebSi ruseTis ekonomikuri daintereseba. 2003 wlidan rusuli eleqtrokompania `raoeesi~ qarTul energokompania Telasze axorcielebs eleqtrodistribuciis kontrols, rac 2005 wlis SeTanxmebis safuZvelze 5 wliT gagr- Zelda. marTalia, or qveyanas Soris ekonomikuri urTierTobebi 2006- 2007 wlebSi mniSvnelovnad gauresda, eWvgareSea, rom saqarTveloSi ruseTis mier Sesyiduli industriuli qoneba moklevadian SenaZens ar warmoadgens. ruseT-saqarTvelos Soris arc Tu ise didi xnis urTierTobaTa daTbobisa da saqarTvelos politikur asparezze ruseTis politikuri interesebis daTmobis fonze ekonomika or qveyanas Soris TanamSromlobis erTaderT efeqtur sferod rCeba. separatistuli teritoriuli erTeulebi kosovos damoukidebloba afxazeTSi, samxreT oseTsa da yarabaxSi ruseTis politikuri dainteresebis xarisxis indikatorad iqca. unda aRiniSnos, rom erTi mxriv moskovis mmarTvel wreebSi saqarTvelos (samxreT oseTi, afxazeTis, moldaveTis (dnestispiriti) da azerbaijanis (mTiani yarabaxi) separatistuli erTeulebis damoukideblobisa sakiTxi ar dgas; es pozicia naTlad gamoixata 2007 wels da dResdReobiTac ucvleli rCeba, maSin roca kosovom (2008 wlis 17 Tebervals) damoukidebloba gamoicxada. kremli agebinebs separatistebs, rom maT damoukideblobas araviTari fasi ar eqneba, CrdiloeT kviprosis msgavsad, Tuki maT mxolod ruseTi scnobs. nebismieri saxelmwifos damoukidebloba msoflios mravali saxelmwifos, maT Soris aSS-sa da evrokavSiris wevr– qveyanaTa umravlesobis erTobliv aRiarebas efuZneba. miuxedavad amisa, ruseTi sul ufro da ufro aZRerebs ekonomikur TanamSromlobas afxazeTTan. swored amaze mianiSnebs 2008 wlis 6 marts 1996 w. dsT-s 12 qveynis liderTa mier erToblivi SeTanxmebis safuZvelze soxumis winaaRmdeg dawesebuli ekonomikuri sanqciebis rusuli mxaris mier erTpirovnulad da ukanonod moxsna. amgvari ganacxadiT ruseTma aSkara gaxada misi politikuri daintereseba regionSi. saqme imdenad inovaciis ar exeba, (radgan SemoRebuli ekonomikuri sanqciebis dacva sinamdvileSi arc arasodes xdeboda) ramdenadac aSkara politikur ganacxads an damoukideblobis cnobis saSualebas. saqarTvelosTan urTierTobaTa daTboba ruseTisTvis am miznis miRwevas SeuZlebels xdis. mosalodnelia, rom soWis 2014 wlis olimpiuri TamaSebis maStaburi mosamzadebeli samuSaoebis moaxlovebis gamo rusuli kompaniebi gazrdian sakuTar SenaZens da afxazeTTan partniorobas ganaviTareben. azerbaijanSi azerbaijanSi ruseTis mdgomareoba ufro rTulia. qveyanaSi (dasavlur saxelmwifoTa gavlenasTan SedarebiT) ruseTis politikur-ekonomikuri wona gacilebiT ufro mcirea. ruseTi umniSvnelodaa Casuli azerbaijanis energoresursebis eqspluataciisa da realizaciaSi; man ver moaxerxa advilad misaRwevi gavleniani poziciis mopoveba. 2006 w. gaacnobiera ra es diplomatiuri marcxi, ruseTis xelisuflebam mis xelT arsebuli ori berketi aamoqmeda, rac saxeldobr, gazmomaragebis fasze da ruseTSi azerbaijaneli emigrantebis statusze aisaxa. baqom winaaRmdegoba gauwia da erTis mxriv Sahdenis – is energoresursebi aamoqmeda, ramac ruseTidan importirebuli gazis moculoba Seamcira; meore mxriv ki ruseTidan devnili azerbaijanelebis misaRebad mzadebas Seudga. dResdReobiT saqarTvelos msgavsad, azerbaijanTanac urTierTobebi damTbaria; miuxedavad amisa unda iTqvas, rom ruseTis mier azerbaijanis qonebis SesaZlo Sesyidvaze am etapze saubari naadrevia. aqve unda aRiniSnos, rom swored es aris ruseTis politikuri tendencia ucxoeTSi, romelic miznad ar isaxavs Zalismier morCilebas, aramed bevrad ufro efeqtur-ekonomikur daaxlovebas. 2008 wlis 2 marts arCeuli ruseTis prezidentis dimitri medvedevis mmarTvelobis epoqaSi ruseTis sagareo urTierTobebSi mniSvnelovani, Tu ara umTavresi roli ekonomikam unda iTamaSos. es tendencia, cxadia, medvedevis daniSvniT ar TariRdeba. is ramdenime welia msoflio asparezze gazpromis gaZlierebasTan erTad izrdeba. rusuli gazis gigantis msgavsad, amJamad ruseTis prioritetsac ucxoeTSi industriuli qonebis SeZena warmoadgens. aRsaniSnavia, rom pirveli da umTavresi miRwevebi am sferoSi ukavSirdeba politikurad axlo myof da moskovze damokidebul mokavSire saxelmwifoebs. amitom priviligirebuli politikuri kavSiri ekonomikuri gavlenis mopovebis safuZveli gaxda. somxeTis da agreTve, belorusiis (gazpromis mier beltransgazis xelSi Cagdeba), serbeTis SemTxvevebi (gazpromis kontroli energodistributaze) xmis naTeli magaliTia, rom aRaraferi vTqvaT samxreT kavkasiis separatistul saxelmwifoebze. am saxis wamowyebebi SedarebiT damoukidebel saxelmwifoebTan (rogoricaa azerbaijani da saqarTvelo) gacilebiT rTulad warimarTeba. unda aRiniSnos, rom ekonomikuri strategiis miznebi politikuri xasiaTis matarebelicaa. cxadia, rom iseTi strategiuli obieqtebis SeZeniT, rogoricaa satransporto Tu energomwarmoebeli kompaniebi ruseTi gzas uWris misi interesebis sferoSi myofi qveynebis loialobas, riTac samoqmedo asparezs am qveynebSi bevrad ufro SezRudavs. sakiTxavia ra mizniT gamoiyenebs ruseTi am konsolidirebul aliansebs ? balkaneTSi serbeTi ar warmoadgens stabilurobis erTaderT garants. regionSi ekonomikuri arastabilurobiT Tavad ruseTic ar aris dainteresebuli. samxreT kavkasiaSi somxeTs ar gaaCnia mniSvnelovani strategiuli pozicia. ra politikuri sargebeli unda miiRos ruseTma somxeTTan amgvari daaxloebiT? sabolood SesaZloa iTqvas, rom ruseTis saprivatizacio svlebi mxolod ekonomikur mizans emsaxureba. magaliTad, saqarTveloSi eleqtrosadistribucio qselze Telasis meSveobiT nawilobrivi kontrolis daweseba ruseTs gansakuTrebul politikur winas ar sZens. saerTaSoriso sabazro wesebi kvlavindebrad moqmedebs; raoeesi aqedan wminda ekonomikur sargebels iRebs.
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"Nous insisterons toujours sur la question du retrait des bases militaires russes de Géorgie. La Russie doit comprendre que ces bases n'ont désormais plus aucune importance stratégique, et cette question ne doit pas être un sujet de discussion entre Tbilissi et Moscou," a déclaré Salomè Zourabichvili le 9 juin. Le 31 mai le Ministère des Affaires Etrangères Géorgien a publié un appel pressant adressé à la Russie afin reprendre les pourparlers sur les questions militaires et de tenir le prochain cycle de pourparlers à Tbilissi les 10 et 11 juin. Tbilissi a déjà proposé à Moscou la création à Tbilissi d'un centre d'anti-terrorisme commun, en échange du retrait des bases militaires russes de Géorgie. Le Ministère des Affaires Etrangères russe a confirmé que la question était à l'étude. Les parties géorgiennes et russes sont en désaccord sur ces deux bases russes militaires –celle de la ville d'Akhalkalaki située au sud de la Géorgie et celle située dans la capitale de la République Autonome d’Adjarie, Batumi- Pourtant, lors du Traité d'Istanbul d'octobre 1999, L'OSCE a clairement demandé à la Russie et à la Géorgie de trouver un terrain d'entente sur cette question avant 2001. Cependant, depuis cette date, les fonctionnaires russes et géorgiens ont échoué dans la réalisation de cet objectif. Le ministre des Affaires Etrangères Géorgien Salomè Zourabichvili dit que Tbilissi insiste auprès de la Russie pour que ce retrait intervienne dans les trois ans et non dans les huit ans, comme le souhaiterait Moscou.
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Afin de vous permettre de mieux appréhender les développements géopolitiques dans cette région, nous laissons à votre appréciation un document intitulé "l'âme de Souslov". Rappelons que Mikheïl Souslov (1902-1982) était ce qu'il convient d'appeler l'idéologue du parti bolchévique de Russie et du parti communiste d'URSS et qu'il fit, dans les années 80 une « conférence à huis clos » au cours de laquelle il justifia sa grande conviction expansionniste chauviniste et raciste à l'encontre de la nation géorgienne. Voici ce que Souslov disait alors :
Et c'est justement par l'Abhazie que la Fédération de Russie a commencé
sa lutte contre le peuple géorgien, lutte qui se perpétue encore de nos
jours, pendant que simultanément, le rôle de
« pacificateur neutre » est précisément assuré par la Russie ! .. Aujourd’hui, le corridor transportuaire constitué de deux ports géorgiens sur la Mer Noire, Batoumi et Poti, et par les voies de communication qui en partent représentent le champs d’action d’un des plus grands projet du siècle le TRACECA (Transport Corridor Europe Central Asia) capable d’assurer d’importantes rentrées de devises pour le pays. La construction d’un pipe-line d’Azerbaïdjan à la Turquie via la Géorgie est très importante pour le pays. Au début du mois de mars 1999, la première goutte du pétrole parti de Bakou, en Azerbaïdjan, est arrivée à Soupsa (sur les bords de la Mer Noire afin de remplir les tankers). Lors du sommet de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) tenu à Istambul en octobre 1999, Moscou a pris l'engagement devant la communauté internationale d'évacuer deux des quatre bases militaires russes en Géorgie avant le 1er juillet 2001. Cette promesse faite en son temps par Boris Eltsine est loin d'avoir été honorée par son successeur Vladimir Poutine et il y a fort à parier que la grande majorité des conflits déclenchés dans le Caucase ont pour origine la volonté de Moscou de procéder à la mainmise sur la manne du pétrole de la mer Caspienne et à son refus d'abandonner tout contrôle sur cette région hautement stratégique.
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